jeudi 29 juillet 2010

"Have you done your readings for today ?"

"S'il vous plait [Oui, parce que l'Australien est poli], choisissez 3 ou 4 cours parmi les 8 qui vous ont été approuvés."

"3 OU 4 ??? Attends, il y a 2 ou 3h de cours par matières par semaine. Admettons qu'on en prenne 4 et qu'ils soient 4 gros cours, avec 3h chacun par semaine, ça donnerait au max, 12H de cours par semaine !! AAAH Comment ils glandent en Australie !!"

Ca c'était notre réaction, à Chloé et moi, pendant la semaine d'orientation.

Ayant fait ce calcul, aussi compliqué qu'il soit, on a chacune pris 4 cours. Moi je m'en sortais avec 10h de cours par semaine, et elle 9. Alors, on s'est dit qu'on allait s'ennuyer. On a donc cherché et trouvé du travail. On travaille entre 12h et 22h (voire plus) par semaine. Du coup, c'est un peu comme si on faisait les 35h ! Bref, ça occupe la semaine.




Le truc, c'est qu'entre temps, les cours ont commencé. Et on peut dire qu'on déchante.

La première semaine, j'ai rencontré un australien lors d'un de mes cours. Comme on avait un peu de temps avant la lecture, on va prendre un café sur le campus. On commence à papotter, et je lui raconte qu'en France, on a au moins 7 cours différents, et entre 20 et 25h de cours par semaine. Choqué, il me demande "How can you do that ? It's not human !". Je lui répond humblement "Oh, tu sais, il suffit de se lever tous les matins".

Ce n'est que peu après que j'ai compris son effroi !

En France, on a peut être 20h de cours par semaine, mais à côté de ça, on croule pas sous le travail : quelques disserts, deux ou trois textes, et encore.

En Australie, ils voient les choses différemment.
Pour chaque lecture (amphi), on doit lire des textes obligatoires. Par exemple, pour mon 2ème cours de Terrorisme, je devais tout simplement lire 100 pages ! On a ensuite d'autres readings pour les tutorials. Pour certains cours se sont les mêmes, mais dans mon cas, non. En gros, c'est comme si chacune de mes heures de cours était une heure de TD avec Forest. Là, vous me direz, "Oui, mais les textes à lire pour les lectures, tu peux zapper, t'es pas contrôlée!". ERREUR ! Pour mon cours de Droit de l'Homme par exemple, je dois avant chaque lecture, obligatoirement remplir un quizz à mon nom sur la plate forme internet du cours. Cela compte pour 10% de ma note finale. De la même façon, pour mon cours d'histoire des religions, je dois chaque semaine répondre à une question, environ 20 lignes, sur les textes à lire. De même pour mon cours sur le Crime et les Médias. Ensuite, les tutorials fonctionnement comme des TD normaux, c'est à dire qu'on est interrogés sur les textes qu'on a du lire...
Sachant qu'il me faut environ 1h pour lire 10 pages d'un texte en anglais (et pas de l'anglais from Harry Potter...) en prenant des notes et que je dois en moyenne lire 300 pages par semaine, j'ai donc 30h par semaine consacrées à mes devoirs (sans compter les research essays). Ca nous donne en gros une semaine de 60h..

En fait en Australie, ils se la coulent pas si douce, à moins que ça soit en France qu'on glande.


Photo : Readings pour un semestre, pour un cours.

vendredi 23 juillet 2010

"Melbournian" : habitant de Melbourne.

Au final, je pense que je ne rentrerai qu'en Janvier.
On a réfléchi et rêvé avec Chloé. Vu qu'on travaille (beaucoup) toutes les deux, on pense pouvoir se payer un beau mois de Décembre (Nouvelle-Zélande/Thaïlande, ou Nouvelle Zélande/Malaisie). Pour l'Australie,on veut voir Sydney. On pense y aller 4 jours. On veut aller faire de la plongée dans le Queensland (vers Brisbane) 4 ou 5 jours aussi. On veut ensuite voir le centre et le fameux cailloux (2/3jours). Et enfin passer 4/5 jours en Tasmanie, surement pendant le Break en Septembre. Tout cela, on pense le faire pendant l'année, sur des long week-end. On a toutes les deux le "Friday off", et de temps en temps, le Jeudi aussi, donc ca peut être bien. Beaucoup de rêves, mais on se dit que c'est maintenant ou jamais, et on voit le temps passer très vite. Bientôt 1 mois qu'on est à Melbourne, et l'on a l'impression de n'avoir rien vu ... Ah si ! Ce soir, je suis enfin allé voir la plage de Melbourne (de nuit), et j'ai vu les pingouins de la plage de Melbourne. Ils font un bruit bizarre (je crois que c'est comme un chant d'amour, même si personnellement, ça me donne envie de fuir...) et se trémoussant. Ils ne sont pas très haut, genre 40cm de haut, ni gros. Ils se dandinent pour avancer, on dirait des petits vieux qui marchent difficilement. C'est trop mignon. Ils ne sont pas du tout craintifs, viennent presque dans tes pieds. C'était sympa. La plage à St Kilda est chouette. De nuit, on a vue sur le port de plaisance, avec en fond le centre ville et les buildings. Ca fait un peu décor surréaliste, mais le calme qui y régnait était incroyablement apaisant. A un moment, Chloé à dit "Il ne manque rien à Melbourne". Je n'avais pas réalisé jusque là. Mais, elle avait raison. Cette ville pourrait être un idéal, et je commence à comprendre pourquoi tant de français que l'on a rencontré nous on dit qu'ils avaient décidé de rester... Le rêve américain risque de se faire doucement détrôner par l'australian dream, si ce n'est pas déjà le cas... Je crois qu'on aurait pu rester là des heures avec Chlo, mais la fatigue nous a tiré vers l'arrêt de Tram pour un retour à la maison. Demain matin, on va à la piscine, puis un peu de shopping (à la recherche de jupes noires pour le travail...), et on prévoit de retourner à la plage peut être pour la voir de jour, et commencer à profiter. Je crois que ça y est, on est installées.



On a encore du mal à réaliser à quel point on a s'est bien débrouillées depuis qu'on est la. On a trouvé un appart' en deux jours. Pour nous, ces deux jours ont été interminables, et éprouvants. On connait des personnes qui cherchent encore, ou viennent à peine de trouver, et pas forcément mieux que ce que l'on a. Ensuite, on a aussi trouvé un travail en quelques jours. Ca a donné 1CV déposé, 1réponse, 1job. Easy. Au final, on se rend compte que sur tout ce que l'on avait prévu de faire les premières semaines, et bien, c'est fait. Certains de nos potes internationaux parlent de l"efficacité française". Nous, on sourit.



Bon, à côté de ça, il y a encore quelques déboires, comme en témoigne la vidéo suivante... (Désolée Chlo, mais j'adore le début...).

mardi 20 juillet 2010

Le "jay walking", une pratique dangereuse, mais nécessaire

"Jay-walking : pratique australienne illégale, consistant à traverser la route sur un passage piétons alors que le feu est rouge, ou PIRE, traverser la route sans passer par la case passage piétons, ce qui vous amène directement à la case Prison, ou du moins à la case "amende de 176dollars". "

Oui l'Australie, c'est un peu le pays des Bisounours : tout le monde il est beau, et tout le monde il est gentil !

Le truc, c'est que vivre dans la légalité, ça prend du temps ...
Moi, je prends des risques tous les matins, je brave l'interdit.

Explication :

Pour aller de chez moi au campus à pied, il faut, chronomètre en main, 12minutes. 12 minutes avec du jay-walking.
A peine sortie de chez moi, je dois déjà traverser la route. C'est un carrefour, à 3 routes + une voie ferrée.. Je vous laisse imaginer le bordel. Le problème, c'est que, pour me rendre de l'autre côté de la route, il n'y a pas de passage piétons, même au feu, et donc je suis dans l'obligation de traverser en risquant ma vie (oui parce que j'ai encore le sale réflexe de regarder du mauvais côté de la route, à la française). Si je veux arriver de l'autre côté de la route légalement, il me faut traverser la voie ferrée vers l'autre côté. Si dans ma mal-chance, un train arrive (il y en a toutes les 10minutes), je dois attendre 3 minutes supplémentaires que les barrières se ré-ouvrent. Une fois de l'autre côté, je dois attendre au feu pour continuer ma traversée : 2minutes encore. Lorsque j'ai enfin pu traverser, il me faut encore attendre au dernier feu, pour la dernière traversée (encore 2minutes), pour finalement me retrouver sur le bon trottoir...
Je vous sens complètement perdus, donc je mets un schéma.
(On ne se moque pas, je fais ce que je peux avec Paint !)

Au final, si je devais choisir l'option de la légalité, je ne mettrais plus 12 minutes pour aller à la fac, mais 19minutes en cas de train...
Le choix est vite fait.

vendredi 16 juillet 2010

From the Eureka Tower

Vue, de la plus haute tour de Melbourne.
88 étages plus tard :

samedi 10 juillet 2010

Semaine d’orientation

Vient de s’achever la « O-week », l’« International Students Orientation Week », ou la semaine d’orientation.

Elle a commencé mardi dernier par un « free breakfast » au campus de Clayton (celui où je n’irai pas, à 30min du centre ville). Ce ptit dej’ gratuit étant programmé à 10h, je déjeune quand même avant de partir. Erreur fatale. On arrive là-bas avec Chloé, toutes excitées, malgré le froid, plus violent que les autres matins. On se retrouve à faire la queue dehors pour le ptit dej’. De là où l’on est, on ne voit pas du tout à quoi va ressembler ce que l’on va ingurgiter. Alors que l’on attend, on commence à observer les différentes personnes, tentant de deviner les nationalités. On sympathise avec certains. On sourit. C’est incroyable comme l’inconnu, la découverte ou, on peut le dire, le début d’une nouvelle vie peuvent mettre de bonne humeur. On finit par arriver à l’endroit de la distribution. Ce « free breakfast » ce sont deux pancakes, proposés avec une boule de glace et/ou du sirop d’érable et/ou de la confiture. Voyant la taille des pancakes, je me contente du sirop d’érable. D’autres furent plus gourmands en demandant la boule de glace. La plupart le regrettèrent. Même avec seulement mon sirop, j’eu du mal à finir, tant ces « home-made pancakes » étaient consistants. On se procure ensuite un café, bien nécessaire étant donné que le décalage horaire agit encore sur nous. Nous est ensuite distribué un sac aux couleurs et armoiries de l’université. Dans celui-ci, il y a un badge avec notre nom, notre université d’origine, ce que l’on va étudier ici. Il y a aussi tout un tas de paperasse (carte du campus, de Melbourne, liste de nos cours approuvés, carte d’assurance maladie, programme de la semaine, etc.). On se dirige ensuite dans un amphi. Un appel de toutes les nationalités est fait, ce qui permet de repérer les autres français par exemple. Pendant 2h, on découvre l’équipe chargée des étudiants étrangers à la fac (une personne par continent), le fonctionnement de la fac, les trucs a savoir sur l’Australie, comme les différents styles de cafés que l’on peut commander à Melbourne, ou les pratiques dangereuses des australiens bourrés à éviter. L’une d’elles est par exemple de mettre une pièce de monnaie dans le verre d’une personne pendant qu’elle ne regarde pas, et quand la personne le voit, elle doit boire le verre avec la pièce, c’est une sorte de défi. Le truc est que la plupart des gens le font avec une pièce de 50cents, qui fait en gros deux fois une pièce de 2euros, pour que vous ayez une idée. Un des gars nous a raconté que le semestre dernier, il a du amener 2 américains à l’hôpital parce que ces cons avaient relevé le défi et s’étaient retrouvé avec une pièce de 50cents coincée dans l’œsophage… Opération chirurgicale obligatoire, et non-remboursée par la SECU (ce qui parait logique vu l’ampleur de la connerie)… On nous présente aussi les différents types d’araignées que l’on peut trouver en Australie, les différents sports que l’on peut faire, les sorties et visites possibles. Certains anciens étudiants en échange nous racontent leur expérience. On (tente de) nous explique(r) le fonctionnement des transports en commun (c’est un sacré bordel…). En gros, chaque matin pendant 3 jours, on passe 2 h dans un amphi à apprendre sur l’Australie et rigoler. Oui, parce que entre les trucs plus théoriques, comme le système informatique de la fac, on a aussi droit à des tests de culture G sur l’Australie avec lots à la clé, et à des concours à la con, du style réussir à dire une phrase sur les koalas avec le plus de chamalows possible dans la bouche, sans vomir. Après tout ça, on nous offre le repas du midi, dans le « Hub » du campus. Ce truc, le « hub » vaut le détour. C’est un énorme bâtiment avec TOUT, vraiment tout ce qu’il faut pour vivre : boutiques de téléphone, banques, connexion internet, médecins, foyer avec télé, et des tonnes de resto ou sandwicherie. Campus français, prenez-en de la graine. On mange au truc qui s’appelle le « meeting point », sorte de cafet’ avec des plats du monde : burgers pour les américains, chinois et thaï (super bon au passage), sandwich européens, etc. L’orientation est (presque) finie pour le mardi. Presque, parce que le soir, il y a une soirée, comme tous les soirs de l’orientation. Celle de mardi est en fait une sorte de tournée des bars (qu’ils appellent « pub » là-bas, qu’ils soient irlandais ou pas), enfin de 3 bars différents. Le premier est situé sur la rivière qui traverse Melbourne, et est apparemment génial l’été. On y reste 45 min. On part ensuite au 2ème. Il est impossible de trouver l’endroit où il est situé si l’on ne connait pas. C’est une porte dans une grande rue du centre, après laquelle il faut monter au 3ème étage… L’endroit est pas mal avec une grande terrasse. Enfin, le 3ème est du même style que le précédent, dur à trouver. Le petit plus du dernier, et que la terrasse est chauffée^^. Durant cette soirée, on rencontre plein, mais alors, plein de gens. Chloé et moi restons désormais avec Tristan, un autre français de Sciences Po Paris, rencontré le matin. Il est vraiment super sympa et m’a permit de remettre en cause mes aprioris sur SciencesPo(point). On rencontre des Allemandes, des Suédois, des Hollandais(es), des américains, et des « natives », des australiens, reconnaissables à leur putain d’accent ! Ah, un truc que je n’ai pas précisé : le RDV pour le 1er bar était à 19h !!! A 23h30, tout le monde était parti ! Nous, français, avons été profondément choqués ! On a sauté le repas du soir (encore une fois). Depuis que je suis arrivée d’ailleurs, ce truc m’arrive souvent : j’oublie de manger, ou je n’ai pas faim. Par exemple j’ai fais les courses ya 5 jours. Sur ce que j’ai acheté, je n’ai entamé que le jus d’ananas (l’eau est particulièrement dégueu ici), le yaourt à la grecque et les céréales qui font mon petit dej’. J’ai déjà perdu 2kg.
Le lendemain, le « free breakfast » est fixé à 8h30. Le réveil est dur … Cette fois, j’anticipe, je ne déjeune pas ! Par contre, ce qu’on n’anticipe pas avec Chloé et Tristan c’est qu’à 8H30, il n’y a personne. Tout le monde, sauf nous pauvres et honnêtes français, a percuté que le ptit déj’ dure une heure, et que donc en ce pointant à 9H15 c’est largement suffisant… Enfin bon, au moins on ne fait pas la queue. Ce matin, c’est muffins. Ils sont ENORMES. Encore une fois, impossible de finir. Peu à peu, les gens arrivent, et l’on discute avec nos rencontres de la veille, avec de nouvelles rencontres. Puis, l’on revient dans l’amphi, et même topo que la veille. L’aprem, c’est l’ « enrolment », on doit choisir nos cours définitivement. Après maintes hésitations, le choix est fait : Violence and Terrorism in global politics, Human Right Theory, Crime and the media, Conflict and Coexistence between Jews, Christians and Muslims. La soirée du mercredi est un repas dans un resto chinois, puis une partie de bowling. On rencontre une allemande, qui a déjà effectué un semestre ici, et qui nous dit de ne pas y aller, que la bouffe est dégueulasse. On économise donc 12dollars, et je passe la soirée chez Chloé, à papoter. On papote tellement que je finis par dormir chez elle (cette chanceuse à un lit Queen size…).

Jeudi, breakfast prévu à 9H. On se pointe à 9H45, on a compris maintenant ! Le truc c’est qu’il ne reste plus trop de muffins, ou du moins de choix… Mais bon, ça fait l’affaire, de toute façon, je n’arrive jamais à le finir. Amphi+repas, et fin de l’orientation « théorique », même si la théorie est quand même super sympa ici. On réalise à quel point on est bien encadré. On est vraiment chouchouté. Ca nous change. On a envie d’envoyer un mail à Armella et Naima pour savoir comment se passent leurs vacances… Le jeudi soir, c’est soirée dans un bar de Salsa, avec leçon de salsa. On a vraiment passé un bon moment. Après la leçon, on va manger a Bimbo’s, où Chloé et moi sommes déjà allé la semaine dernière avec une copine australienne de Chloé. Outre le fait que l’endroit vaut le coup d’œil au niveau de l’ambiance (très tamisée, limite obscure, avec une musique géniale, et une terrasse énorme), le gros avantage est que la pizza est à 4dollars (3euros quoi), et qu’elle est super bonne. On passe une bonne partie de la soirée là-bas. Vers 10H30, on se dirige vers un bar avec les derniers Exchange Students présents, et quelques étudiants australiens volontaires pendant la O-week. L’endroit est sympa. Ils organisent des compet’ de Golden Eye sur Nitendo 64 certains soirs. Ca nous fait rire. Je suis chez moi à 00H30, avec le dernier train.

Le vendredi matin, c’est un peu la O-week bonus pour ceux qui sont motivés. Ce n’est pas obligatoire. Avec Chloé, on est motivées. En fait, c’est une sorte de course d’orientation dans le campus de Clayton par équipes de 10. Nous, on avait composé notre équipe la veille : 3 mexicain(e)s, 3 italien(e)s, 2 hollandaises, et 2 françaises. Le truc est que dans notre équipe, personne ne vit sur le campus, on est tous des « off-campus », donc le campus, on ne le connait pas vraiment, si ce n’est le Hub. Pour résumer, j’ai passé la matinée à courir (j’ai fait mon sport de la semaine, j’ai encore des courbatures aujourd’hui … Mamie Louise, le retour !) d’un bout à l’autre du campus, de la bibliothèque de Médecine au service garderie, en passant par divers resto… Au final, notre équipe arrive, épuisée, 4ème sur 5… Ouais, je sais ça craint. Les premiers prix sont géniaux, genre leçons de surf, visite de Philip Island (l’île des Pingouins). Nous on gagne quand même une place chacun pour le Melbourne Film Festival. Avec Chloé, on est trop contente. Il faut savoir que la place de ciné ici, c’est 15dollars… Le vendredi soir, c’est THE soirée, tenue correcte exigée. Tout d’abord repas au Red Scooter. Tout le monde est tout beau. On mange chinois (c’est un peu la bouffe nationale : chinois ou indiens au choix^^). C’est assez cher pour ce qu’il y a à manger, mais bon, la musique est sympa, et l’ambiance générale super. Vers 11H, on part pour l’after-party en bus, dans un club de Chinatown. La soirée passe en un éclair. Vers 2H30 du matin, Chloé, une hollandaise et moi prenons un taxi pour rentrer à South Yarra. On partage les frais en 3, ce qui nous revient à 5 dollars par personne, beaucoup moins que ce que l’on attendait. Je dors chez Chloé, encore. On parle 5 minutes, et on s’endort, contentes de notre soirée. Ce n’est que le lendemain matin, plus en forme, qu’on se raconte tout ce qui nous est arrivé dans la soirée, pendant 2h ! Beaucoup de choses nous arrivent ici, dans le train, pendant les soirées, etc. Tout va super vite. Dans le train par exemple, on a du croiser déjà 5 ou 6 français différents, qui nous entendent parler, et engagent la conversation. Au bout de 10jours en Australie, notre conclusion est celle-ci : C’est facile ; et le groupe de phrases que l’on a le plus prononcée est celui-ci « Hi. I am Louise. I am French. I am studying Arts at Caulfield campus », à moins que ce ne soit celui-ci : « I think he likes you… ». Plus de detail en inbox ! ;)

mercredi 7 juillet 2010

La colloc`

Par ou commencer pour parler de l`endroit ou je vis, ou du moins de l`endroit ou je dors, etant donne que je ne passe pas enormement de temps a la colloc` ces derniers jours... Le mieux serait peut-etre de vous parler de l`appart en lui-meme d`abord.

L`appart



Quand on est rentre dedans pour la premiere fois, Chloe et moi avons eu la meme reaction : wahou.
Il est immense : grande cuisine ouverte, separee du reste par un bar a l`americaine, tres moderme; un salon divise en un coin repas avec la table, et un coin living room, avec la tele, un canape et une sorte de gros matelas par terre recouvert par des couvertures indiennes pour se poser. Il est tres eclaire, notamment grace a la baie vitree qui donne sur le balcon. Le balcon est aussi tres grand, avec une vue impressionnante sur une hippodrome geant (genre 4 fois celui de Toulouse), la fac, et les buildings du centre ville au loin.
Ensuite, il y a ma chambre ... Bon, c`est la plus petite, environ 9m2. Elle est `fermee` par une porte coulissante, comme un placard, ce qui fait que j`entends tout ce qu`il se passe dans la maison. Pour le moment, j`ai juste un lit et une armoire... Je dois aller faire un tour a Ikea dans les jours qui viennent pour acheter un bureau, une petite lampe, et les trucs de base.
Et puis, il y a la salle de bain... Je la partage avec l`un des deux autres colocs, un mec. Le premier jour, il me dit gentillement :`Ecoute Louise, je ne suis pas vieux, mais je perds beaucoup mes cheveux. Je vais faire des efforts, mais je voulais que tu le saches`. Je me dis, ok, je commence a le connaitre un peu, c`est un gars maniaque, ca va aller. J`ai pense ca jusqu`a ma premiere douche... J`ai eu le plaisir de voir l`eau monter peu a peu jusqu`a mes chevilles, alors que je n`avais pas bouche le trou d`evacuation de l`eau, et avec l`eau montaient les cheveux du colocs. La douche etaient carement bouchee. J`ai ravale mon degout, pris mon courage a deux mains, et j`ai delicatement extrait une epaisse boule de cheveux emmeles du trou...Yummy. Les jours d`apres, ca allait mieux. Je pense juste que la baignoire n`avait pas ete netoyee d`un bout de temps, mais bon, ca a quand meme plombe mon moral !

Les collocs`

Je vis donc avec deux mecs, indiens tous les deux, mais au final assez differents l`un de l`autre...
Le proprio de l`appart est Shiv. Il a 25 ans, est en Australie depuis 6ans, travaille dans je ne sais pas quoi. En tout cas il quitte l`appart le matin, tot, en costard. Il est super drole, tres amical, adore quand je prends un accent super francais pour dire une phrase parce qu`il voue un culte au film La panthere rose, et connait la scene du sandwich par coeur. Il adore le comique de situation, est plie en deux devant Le dinner de cons, et trouve qu`Andrea Bochelli a une voix impressionnante. Sa chanson preferee est `Words` des Bee Gees. Il est un peu bordelique, mais bon, compare a d`autres mecs de ma connaissance, ca va!

Le deuxieme roomade est Amet. C`est un style completement different. Il a 29ans et est arrive en Australie il y a 2 mois, pour bosser dans une boite d`IT, comme manager. Du coup, il a encore un accent indien super marque, ce qui fait que j`ai des fois du mal a comprendre. Il est tres maniaque, aime que tout soit propre (sauf peut-etre la salle de bain faut croire). Il ne rigole pas souvent, mais passe son temps a me chambrer (Shiv compte les points, parce que lui repond). Il m`appelle `kid` et dit que je suis encore une ado. Je lui dit qu`il est vieux et qu`il perd les cheveux. Je crois qu`il a une femme en Inde, il passe ses soirees au telephone. Il chante et fredonne tout le temps en indien, c`est chouette.

Ils sont tout les deux cools, veulent me faire visiter des trucs, meme si on a pas trop le temps en ce moment. On a fait un deal, ils me corrigent quand je fais des fautes, et je leur apprend le francais, nos coutumes, etc. Amet est super interesse, il travaille avec ds francais des fois, et veut pouvoir se presenter et dire `Enchante Madame`, etc. Seul bemol : Je n`ai pas le droit de ramener de boeuf a la maison. La vache est sacree pour eux. Adieu steak hache, beefsteack et autre. Adieu Charal.

Voila, je ne me sens pas encore tout a fait comme a la maison, mais je suppose que ca viendra, en meme temps que mon bureau peut-etre, quand je me serais approprie ma chambre et le reste.

Sinon, pour ceux qui veulent avoir une idee d`ou est situe l`appart dans Melbourne :
http://maps.google.com.au/maps?hl=en&tab=wl&q=115%20neerim%20road%20glen%20huntly%203165
Ou m`envoyer une petite lettre : 158/115 Neerim Road, 3165 Glen Huntly, Victoria, Autralie.

Voila !!

lundi 5 juillet 2010

Les cinq premiers jours

Les premiers jours sont cruciaux. Ceux à l’étranger, dans un pays et une ville inconnus le sont d’autant plus.

Il y aurait déjà beaucoup à raconter sur le voyage, les longues heures d’avions, les serviettes humides données au début d’un vol avec Singapour Airlines, les cure-dents de Singapour Airlines, les hôtesses de l’air de Singapour Airlines, la chaleur étouffante de Singapour, la gigantesque piscine d’une résidence Singapourienne, mais je vous épargne les détails.



Commençons à partir de mon arrivée à Melbourne, Australie. Là, de suite, tu te dis « Wahou, ça en jette quand même l’Australie. Elle doit être toute bronzée, voir des beaux gosses blonds à tous les angles de rue, croiser des kangourous sur les passages piétons, et guetter les koalas sur les palmiers de la rue principale ». Vous allez vite voir que pour le moment tout cela est loin d’être le cas.


Jour 1 : L’inefficacité


Je suis dons arrivée à Melbourne mercredi matin (5H30 du matin heure locale, un truc comme 21H30 la vielle en France). Avec Chloé (ma copine de sciences po), on récupère nos (gros) bagages, on change les derniers euros que l’on a sur nous, et on se rend au « meeting point » où nous attend notre chauffeur. Oui, l’un des grands avantages d’aller dans une pure fac australienne est que celle-ci a un contrat avec une compagnie de taxis, et que les étudiants internationaux peuvent se faire récupérer à l’aéroport et amener là où ils le souhaitent. 30 minutes plus tard, on est à l’hôtel dans South Yarra, l’un des principaux quartiers de Melbourne, et surtout l’un des plus sympas pour vivre. Complètement décalées en termes de notion de temps et exténuées, on va se coucher, il est 7H du matin. Si notre réveil sonne à midi, il ne remplit pas son rôle, puisqu’on se lève 2h plus tard. Après une bonne douche, on se décide à partir pour Clayton Campus, le principal campus de notre université, celui où se trouve le bureau des étudiants étrangers, mais pas celui où l’on étudiera. On veut trouver des renseignements sur la recherche d’apparts, les tarifs pour le métro, et signaler notre arrivée. Direction la station de train. Parenthèse : à Melbourne, le métro est une sorte de train ou de RER qui va à peu près partout dans la ville. Mais la compagnie qui le gère (comme Tisséo en France) s’appelle Métro… Ça nous a perturbées au départ. Il y a aussi de nombreuses lignes de tram et de bus. Bref. On prend le train direction Clayton. On descend à la station et on suit un panneau indiquant l’université. Au bout de 15 min de marche, on réalise que sur ce panneau, est écrit le kilométrage pour se rendre à l’université. Il nous reste 2km… On arrive crevées sur le campus. Il est 17H10. Tous les bureaux ferment à 17H. C’est un ECHEC cuisant. Histoire de ne pas être venues pour rien, on fouille parmi les petites annonces, espérant trouver des colocs sympa. Pour rentrer on prend le bus, jusqu’à une autre station de train, pour ne pas se refaire les 3km à pied. La station est toute petite. On attend le train, longtemps, très longtemps, jusqu’à ce qu’on apprenne qu’il y a un accident sur la voie ferrée, et qu’il mettra donc plus de temps à venir… On a l’impression d’être au fond du sceau, que le sort s’acharne. On parvient finalement à revenir à South Yarra. On veut faire quelques courses pour manger (on a une petite cuisine dans la chambre). On cherche un supermarché, mais on ne trouve que des 7/11 (genre d’épiceries de proximité, ouvertes tard dans la nuit, et hors de prix). On ne prend alors qu’un paquet de pâtes et du jambon pour notre repas du soir… On rentre à la chambre, fatiguées et dépitées. Repas, et au lit.





Jour 2 : La mise en route


Jeudi, on a aussi un peu loupé le réveil. On se lève à 10h. On part vers le centre ville pour aller retirer des sous à HSBC (seul distri où l'on peut retirer pour le moment, enfin Chloé peut, moi je vis sur mes réserves pour le moment). On en profite pour prendre un chocolat chaud dans une sorte de Starbucks, et on file acheter un portable. Apparemment, il est impossible de vivre sans ça la-bas, pour trouver des apparts ou quoi, on va vite s'en rendre compte. On prend toutes les deux un truc à carte. On va ensuite au Mc Do, où l'on est sure de trouver le wifi pour commencer la recherche d'appart. Le wifi est bien la, mais pas les prises ... Au bout d'1h30, batteries à plat, retour à la maison. Nos portables ne semblent pas vouloir s'activer, et il nous est impossible de téléphoner ou autre. La nana de la boutique nous avait dit qu'en 10min ça serait bon, résultat, 4h après, toujours rien... Une fois à l'hôtel, on décide de prendre la connexion internet, payante (3dollars de l'heure), pour vraiment pouvoir chercher. Comme les portables ne marchent toujours pas, Chloé part à pied vers le magasin de portable le plus proche, pendant que je continue les recherches sur gumtree.au, THE site d'apparts, colocs, jobs, etc.
Elle revient 2h plus tard, avec des portables qui marchent. On commence alors à appeler pour faire commencer les visites le lendemain. En fait, ce genre de truc se fait plutôt par sms, on le comprend vite. On envoie des dizaines et des dizaines de sms pour demander si les chambres sont toujours libres, si l'on peut venir voir et quand. Au final, on parvient à remplir la journée du lendemain, avec une dizaine de visites de colocs, près de la fac.
On réalise aussi que notre budget va exploser. Ce que l'on avait prévu pour le loyer est trop bas. La-bas, on paye les loyers à la semaine. Ça tourne entre 150 et 220 dollars la semaine, pour des COLOCS !!! En gros, il faut compter au moins 600 ou 700 euros le mois, pour une chambre dans une coloc, au moins ... On se couche, en ayant déjà mal au cul pour ce que va nous coûter l'année...


Jour 3 : La productivité


Vendredi, on ne loupe pas le réveil, et pour cause, on visite une coloc à 9H30 !
Pour résumer la journée, on a visité une dizaine de chambres, toutes dans les environs du campus, toutes entre 140 et 180 dollars la semaine, toutes tenues par des indiens ou des chinois (Oui, parce qu'en Australie, il y a plus de chinois et d'indiens que d'australiens!), toutes des taudis, des trucs sales, petits, parfois dégueulasses, souvent complètement délabrés, avec des salles de bains dans lesquelles t'as même pas envie de foutre les pieds... Et tout ça dans le froid (7°) et la pluie.
Le point positif de la journée est une rencontre, celle de Romain. Il est français, nous a aidé à trouver notre chemin dans une station de train. On a prit son numéro. Il est notre premier ami ! :)
On rentre à la chambre, réellement dépitée. Heureusement qu'on était deux, sinon je crois que le pendant le retour, du train à l'hôtel, on aurait toutes les deux pleuré...
On reprend la connexion internet, et c'est reparti pour la recherche d'appart. Cette fois-ci, on ne se concentre plus sur le fait qu'il y ait deux chambres disponibles dans la même maison, on cherche des chambres, tout court. On décide aussi d'élargir géographiquement nos recherches, de ne pas se limiter aux alentours du campus. On finit aussi par remplir d'une dizaines de visites notre journée du samedi.



Jour 4 : Le soulagement


Notre première visite est à 9h. L'appart est immense, avec un balcon avec vue sur un hippodrome, à 10min du campus à pied, et à 5min d'une station de train. Le gars est un indien. C'est l'un des colocs. C'est la 1ère fois que l'on rencontre un coloc dans une visite. Jusqu'alors, les visites étaient faites par les proprios, plus ou moins véreux, et plutôt plus ! La chambre est pas mal, et pas plus chère que le reste. On sort, assez contente, pour une fois.
Le 2ème RDV, c'est 2 chambres, dans une maison habitée par un couple de chinois. La maison est superbe, vraiment. Tout l'étage est pour nous. Mais c'est loin, et peu accessible, même par tram... On hésite.
Le 3ème RDV ressemble à ceux de la veille : proprio qui ressemble à un mac, maison harchi dégueu (la pire depuis le début), douche dehors, etc...
Le 4ème est à South Yarra, près de notre hôtel. C'est une petite chinoise, étudiante, qui loue une chambre. L'appart est neuf. Elle même n'a pas encore Enménagé. Chloé est sous le charme. On se regarde. On se comprend. Chloé prend la chambre, et je prend la 1ère du matin. J'appelle le gars pour savoir si c'est toujours bon. Il me dit oui. Je lui demande si je peux enménager demain. Il dit oui aussi.
On annule tous les autres rdv de la journée, et on part acheter des draps, des cintres, etc.
Le soir Romain nous a invité à aller boire un verre en ville avec des potes à lui. Le "bar" est dans un méga-giga-toutcequetuveux centre commercial, un truc comme tu trouveras jamais, mais alors jamais, en France. On rencontre ses amis, tous des chinois ou des indiens ^^. Ils sont super sympa avec nous, on papotte pendant 3/4h. On prend d'autres numéros de téléphones. On rentre, heureuses, très heureuses !!




Jour 5 : La concrétisation

On doit quitter l'hôtel à 10H. Le réveil est dur. Douche+valises. On passe à l'accueil. On paye l'internet. Cette bande de connards nous facture 3dollars dès qu'on se connecte, et non pas en additionnant les heures... On banque.
On part vers l'appart de Chloé qui n'est pas très loin à pied, avec nos valises de 20Kg, des oreillers sous le bras, une autre petite valise de 10km dans l'autre main... On galère ! Elle pose ses affaires chez elle, et m'accompagne en train jusqu'à chez moi...

Le reste sera l'objet d'un autre article.

Désolée pour le roman, mais j'ai besoin de raconter tous ces trucs ^^

Seeya guys.