dimanche 19 décembre 2010

Petit exercice de statistiques

L'année 2010 fut une grande année. Grande en distances et kilomètres parcourus.

Il faut tout d'abord savoir qu'en empruntant 14 vols différents au cours des 12 mois derniers, j'ai 1)littéralement explosé mes records des années précédentes - ma moyenne se trouvant autour des 2 vols par an, et encore - et 2)quasiment vaincue ma peur du décollage et ai fait de nets progrès sur ma réaction aux turbulences.

Il faut en suite préciser que la totalité de ces 14 vols s'est déroulée dans les 6 mois séparant le 28 Juin 2010 (date de mon départ en mobilité) et le 24 Décembre 2010 (dernier vol prévu de l'année direction Sydney). Cet élément nous permet de conclure qu'au cours de mes 6 mois en Australie, j'ai en moyenne pris l'avion plus d'une fois toutes les deux semaines.

Cependant, il s'avère qu'à eux seuls, les mois de Novembre 2010 et Décembre 2010 regroupent 7 des 14 vols comptabilisés. Cela nous amène à deux nouvelles conclusions: 1)je profite de mes vacances puisque j'ai pris presque un vol chaque semaine depuis Novembre, 2)il est désormais plus facile de comprendre pourquoi ce blog est tombé à l'abandon ces deux derniers mois!


Je prends alors conscience que l'année 2010 n'aura pas été une année écologiste. Prendre un vol par semaine ne va pas aider à sauver la planète. Du coup, j'ai pensé à prendre une bonne résolution pour 2011: prendre moins l'avion et si possible sauver la planète.

Sauf que voilà, comme toutes les autres, cette résolution va tomber à l'eau très vite, voire même moins d'un jour après avoir été prononcée. Mon premier vol de l'année 2011 est prévu le 1er Janvier 2011 à 19h45, direction la Nouvelle Zélande. Et le mois de Janvier comptabilise déjà 5 vols. Peut-être suis-je en route vers un nouveau record. Ou peut-être est-ce seulement un effet secondaire de la mobilité.


Insomniaquement votre.

mercredi 3 novembre 2010

Pre-exam holidays: Bah oui, il faut bien se detendre avant d'aller reviser.


Palm Cove Beach, Queensland



Josephine Falls, Queensland



Millaa Millaa Falls, Queensland

lundi 11 octobre 2010

J'ai testé pour vous: le surf sur les plages australiennes


Je me souviens très bien des derniers mots de certains de mes potes juste avant mon départ: 'T'as intérêt de revenir en mode professionnelle du surf pour pouvoir te la péter sur les plages françaises'. Or, j'ai réalisé il y a peu que oui, ca fait plus de 3 mois que je suis en Australie, et que non je n'ai pas encore touché un planche de surf, et que pire (!!), je n'ai pas encore a proprement parlé mis plus que les pieds dans l'eau d'une plage australienne. Ouais je sais: 'Bordel mais qu'est ce que tu fous de tes week-end frencha ??'. Mais que tout le monde cesse de se taper la tête contre un mur a cause de ma stupidité, j'ai enfin remédié a cette situation embarrassante le week-end dernier !
Ca faisait une semaine que la plupart des étudiants internationaux de la fac me racontaient leur awesome holidays sur la Gold Coast, a Byron Bay, au Surfer Paradise et j'en passe, me contant leurs prouesses (ou pas) sur une board tout en essayant de pas prendre de coups de soleil, tellement il faisait chaud et qu'on a trop fait la fête, et que toi ma pauvre fille t'étais-dans-le-désert-et-t'es-pas-allé-bronzer-sur-une-plage-de-sable-blanc-depuis-que-t'es-arrivée. Et puis moi dans ma tête je pensais: je vous emmerde les gars, le désert c'était de la balle, et je peux aller surfer quand je veux d'abord! Sauf que le 'quand je veux' au final, il a pas été si fréquent que ça..
Du coup, quand ma pote hollandaise arrive tout sourire a la bibli et me dit que son copain australien va surfer samedi, et qu'il nous propose gentilement de l'accompagner, j'hésite pas deux secondes, et m'imagine déjà ridant les vagues australiennes, qui me font même pas peur!



Du coup, samedi matin, c'était réveil aux aurores. Après 45minutes de train, 1H30 dans la bagnole jaune de Darren a écouter les classiques du rock australien, américain voire finlandais, nous voici arrivés à Torquay, paradis des surfeurs et des fêtards pendant l'été, mais aussi tout début de la fameuse Great Ocean Road.
On loue planches et combinaisons parce que mine de rien c'est pas encore l'été et que l'eau est glaciale. Et puis c'est parti.
Première difficulté: porter la planche. Il est de notoriété publique que je suis loin d'avoir une force herculéenne, mais tout de même. Etant débutantes, les planches qu'on nous attribue sont immenses, et lourdes, soit disant pour que cela soit plus facile pour nous une fois dans l'eau. Tu parles ! La seule conséquence immédiate de la taille extravagante de nos boards fut une démoralisation globale et le sentiment grandissant qu'en fait il ne servait à rien de se charger d'illusions: le surf c'était pas vraiment pour nous, puisque même porter la planche de la voiture à la plage relevait du défi !
Deuxième difficulté: j'ai jamais été douée pour faire des pompes. Dans la voiture, Darren avec délicatement demandé combien de pompes nous pouvions faire. Après 5 secondes de silence affligeant, il concluait: 'Well, I am gonna have fun'. Déjà ça, c'était pas fait pour nous rassurer. Mais on a réellement compris la perspicacité de sa remarque quand on a essayé de s'entrainer sur la plage à passer d'une position allongée sur la planche à une position debout en équilibre sur cette même planche, en moins de 3secondes.
Troisième difficulté: Ne pas se prendre sa planche (ou celle des autres) en pleine face. Bien sur, pour éviter de devoir nager après sa planche pendant des siècles, celle-ci est attachée à notre cheville. Il est évident que ça a un coté pratique. Quand tu lâches ta planche (ce qui arrive relativement souvent étant donné la puissance de certaines vagues et surtout le fait que tu te casses la gueule 3/4 du temps en essayant de te tenir debout), t'as juste à tirer sur le fil et elle revient toute seule. Soit. Mais ça a aussi une immense inconvénient. D'abord, tu t'emmêles les pieds dans le fil une fois sur deux. Mais surtout, il arrive souvent que la planche, ayant atteint la limite autorisée par la taille du fil, te revienne de plein fouet en pleine tête, ou autre partie du corps. Et ça fait mal. Et puis, il y a aussi les planches des autres. Il est clair que beaucoup d'australiens, en leur qualité d'australiens, sont les rois de la vague. Il est aussi clair que pour devenir roi de la vague, ben il faut bien apprendre un jour. Il y a peut-être une part d'inné, mais tout le monde doit passer par la case débutant. Du coup, quand la plage est bondée et l'océan peuplé par des dizaines de pseudos surfeurs, un énorme effort d'esquive doit être maintenu afin de sauver sa vie. Personnellement, j'ai bien failli y laisser ma peau, quand une australienne se tenant pour la première fois fièrement debout sur sa planche ne m'a aperçue qu'au dernier moment, et à directement envoyé sa planche dans mes cervicales. 'Ooh, I am sooo sorry ! Are you okay ??' 'Yesse. I ame. (Now go away ou je vais te faire bouffer ta planche)'.

Conclusion et conséquences:
Donc, après 2h de 'surf', j'ai réussi à me tenir debout sur une planche, et effectivement rider une vague, deux fois !! Messieurs dames applaudissez, c'est de l'ordre du miracle ! J'ai aussi hérité de 14 bleus sur mes jambes et bras! J'ai encore des courbatures aujourd'hui (après 4 jours), à tel point que même couper du pain me fait mal ! Et enfin, je n'ai qu'une envie, c'est d'y retourner :)

dimanche 3 octobre 2010

Awesomeness!



Oui, je sais, ça fait plus d'un mois que je n'ai pas visité ce blog. Mais, j'ai un alibi ! On peut dire que la vie s'est carrément accélérée ici-bas ces dernières semaines. Heureusement, le mid-semester break m'a permis de soufler un peu, voire beaucoup !

Je me suis donc accordée une belle semaine de vacances. Avec un petit groupe d'étudiant(e)s internationaux, on a embarqué samedi dernier pour Adelaide, capitale de la South Australia. La première épreuve fut les 3h de retard de notre avion, et l'attente dans le minuscule aéroport domestique de Melbourne... En même temps, quand tu choisis une compagnie aérienne qui s'appelle Tiger Airways, qui oblige ses hotesse et stewards a porter une chemise jaune, et que tu payes ton billet 30$, faut pas s'étonner. Et puis Tiger est réputé pour annuler des vols le jour J, donc on s'est estimé heureux au final. 1h30 de vol plus tard, on arrive à Adelaide. Nous, on s'était dit 'Ouuuais, c'est LA capitale de la South Australia, qui est une super grande région, etc. Ca doit ressembler à Melbourne et Sydney!' Et ben, on s'est bien planté. Le centre ville est bien petit, et bien sans gros buildings comme on avait l'habitude de voir. Et puis, c'était complètement désert. Pas un chat. Pas un australien bourré dans les rues. On a vité percuté qu'on est Samedi 25 Septembre; qu'il est 14h, et qu'aujourd'hui, c'est LA finale nationale du footy (Football australien). Ici le footy, c'est pas comme le football ou le rugby ou autre en France. C'est LE sport national, pas d'équivalence nulle part. Du coup, forcément tout le monde est a la maison avec des potes, ou dans un pub avec une bière. Pas nous. Faut dire qu'on est pas trop branché footy. On doit meme demander quelles sont les deux équipes en finale, mais discrètement, on n'a pas envie de se faire lyncher pour offense à la culture australienne... Au final, aucune de deux équipes ne remporte la finale. Egalité. Pour le coup, on est surpris: ils connaissent pas le temps additionnel ici ??! Non, ils préfèrent rajouter du suspense, et jouer une deuxième finale le samedi suivant ! Le soir, on attrape un tram pour aller passer la soirée, dans THE endroit branché de Adelaide: la plage de Glebelg. Ouais, je sais, le nom ça donne pas vraiment envie, mais l'endroit est sympa. On engouffre une énorme glace, se balade sur la plage, observe les étoiles.



Le lendemain, c'est le départ pour Alice Springs, via le GHAN !! Le Ghan, c'est un train mythique qui traverse l'Australie du Nord au Sud, de Darwin à Adelaide, avec une seule pause Alice Springs. Pour que vous aillez une idée, il faut 26h pour aller d'Adelaide a Alice avec ce train, qui voyage a une moyenne de 85km/h. C'est dans ce genre de situation que l'on se rend compte que l'Europe c'est vraiment tout petit. J'avoue qu'au départ, on s'était dit que 26h sans arrêts, c'est quand même super long, et qu'on aurait du mal à tenir en place. Du coup, j'avais prévu le coup: jeux de carte, cartes postales à écrire, bouquin, i-pod (sans écouteurs --'). Mais c'était sans compter sur le fait que je partais avec 5 autres personnes, dont 4 nanas les unes plus tarées que les autres, et surtout sans compter sur le fait qu'on allait faire plein de rencontres ! On a rapidement percuté qu'on allait pas s'ennuyer. On a d'abord rencontré deux australiens fort sympathiques, et avec la tchatche ! Mais, on a surtout rencontré nos 'counterpart'. Nous étions 5 filles en échange à Melbourne, elles étaient 5 filles en échange à Sydney. Elles avaient une hispanophone d'Amérique Latine, nous avions une hispanophone d'Amérique Latine. Nous avions une asiatique, elles avaient une asiatique. Elles avaient une française, nous avions, ben moi ^^. Elles avaient 2 autres européennes, nous avions deux autres européennes. Ensuite, elles allaient à Alice Springs, pour 5 jours, dont 3 jours de tour organisé dans le désert. Comme nous. Mieux, nous étions dans le même vol de retour vers Melbourne. Encore mieux, dans des sièges parfaitement à côté. Ensuite, on poussant la conversation un peu plus loin, on s'est rendu compte qu'encore une fois, le monde est petit. Deux d'entre elles restaient à Melbourne pour quelques jours. Elles dormaient chez un ami. Or, cet ami est à dans la université que moi, c'est le coloc de très bons amis à moi, et bien sur je le connais. Puis, je parle avec la française, lui dis que je suis a Sciences Po à Toulouse. Et on se découvre des connaissances communes à l'IEP qu'elle a visité l'année dernière, dans lequel elle à même assisté à notre cher cours de Religion et Société. On se dit que décidément, ça fait beaucoup d'un coup. Les rencontres c'est une chose, mais ce train permet aussi d'en prendre plein les yeux. Si la première journée, le paysage n'est pas si différent de l'Europe (même si très plat !!), au réveil le lendemain matin, on ouvre les yeux sur un désert de sable rouge, et il devient dur d'en détacher le regard !

26H plus tard, on arrive à ALICE SPRINGS, ville mythique par son isolation, au beau milieu de l'Australie. Alice ne ressemble en rien aux autres villes australiennes. Il faut au moins 30° toute l'année, 50° en été, 35° quand nous y étions. C'est une petite ville, pas de buildings, pas de périph. A vrai dire seulement 4 routes pour la quitter. L'ambiance y est toute aussi différente. Les souriants australiens sont bien loin. Il y a une certaine tension. Un bon nombre d'aborigènes ont fait le choix de vivre en ville, mais se heurtent généralement à précarité et pauvreté, et se réfugient dans l'alcool. Ensuite, tout est cher. Etant la seule ville à des kilomètres, ils peuvent se le permettre. Mais payer 5$ pour un café, ça fait toujours chier.
A côté de cela, il y a notre auberge de jeunesse. Et la c'est le paradis ! Accueil génial, chambre plus que correcte, douches et cuisine propres, piscine, écrans avec projection de films toute la journée et le soir (dont un au dessus de la piscine), décoration plus qu'originale, repas à 5$, musique live les soirs. On réalise vite qu'en fait notre auberge, c'est aussi THE place to go out at night in Alice !



Mardi, 5.30 du matin, début du tour ! Comme cet article commence sérieusement à être long, je vais résumer les trois jours d'un coup: INCROYABLE ! Des paysages magnifiques, un groupe génial, un guide plus que cool. Au programme, Uluru bien sur, Kings Canyon, balade en chameaux, nuits à la belle étoile, baignade dans des piscines naturelles, randonnées sous le soleil écrasant, levé et couché du soleil sur Uluru, the Olgas, culture aborigène, etc..
Jeudi soir, retour à l'auberge. Soirée arrosée avec tous le groupe.



Le vendredi, entre deux plongeons dans la piscine, on a décidé d'aller s'essayer au Didgeridoo, instrument de musique aborigène. On peut pas dire qu'on a été très douées.. Le soir, repas avec nos counterparts à l'auberge, diffusion du film de Luc Besson, Angel-A sur les écrans !

Samedi midi, départ et retour à la vie de Melbourne.

Best week ever :)

dimanche 22 août 2010

Sunset on suburbs




Parce que là où je vis c'est pas particulièrement joli, j'attends le couché du soleil pour prendre des photos !

samedi 7 août 2010

Pourquoi l'australienne ne bouge pas les pieds quand elle danse

Jeudi dernier, petite sortie entre ami(e)s dans un club. Quelques verres et on va se déhancher sur le dancefloor. Nous, européennes, commençons à nous trémousser, à imiter les différents styles de danseurs que tu peux trouver dans une boite de nuit, à libérer nos corps de toute pression sociale (je m'arrête là, je ne voudrais pas faire une A.S), bref, à sérieusement délirer. Mais rapidement, nous remarquons que notre déhanché est bien différent du "bougetonboule" australien. Les quelques filles qui nous entourent ne bougent par leurs pieds. Elles restent statiques jusqu'aux hanches, et se contentent de balancer le buste de gauche à droite, d'avant en arrière. Mais par dessous tout, elle dansent avec leurs mains. Mais attention, pas n'importe comment : de façon très pudique, le long du corps, juste une petite inclinaison du poignet à droite, et une petite inclinaison du poignet à gauche, etc. Au départ, on s'est trouvé un peu connes à gesticuler partout, et à occuper plus de 50cm² d'espace par personne. Et puis, on comprenait pas vraiment d'où venait cette mode de "moins tu bouges, mieux c'est".
En fait, l'explication est plutôt simple :


L'australienne porte des talons d'en moyenne 12cm pour sortir le soir, et attention, pas des compensés, ça serait de la triche, des bons hauts talons aiguilles ! Ensuite, sa robe s'arrête généralement très, très, très près de la salle des fêtes. Ca a d'ailleurs valu notre premier choc émotionnel à Chloé et moi la première semaine : 5° dehors, et toutes les nanas presque à poil dans la rue. Oui parce qu'autre chose, l'australienne ne prend pas de veste ou de manteau pour sortir, même s'il pleut des cordes, ou qu'il fait -5°. Bon faut dire que le vestiaire, c'est pas donné, quand la nana te demande 12dollars pour un sac et un manteau, ça reste en travers de la gorge, mais quand même !

Du coup, on a vite compris pourquoi les australiennes dansent de façon statique : 1) avec 12cm de talons, si tu fais trop de pas, tu multiplies les chances de te briser une cheville, ou pire (!!) de casser ton talon ! 2) avec une robe à ras de la salle de fête, si tu trémousse un peu trop ou lèves les bras trop haut, tu risques rapidement de te retrouver à moitié nue, la robe au niveau des hanches... Donc les australiennes, elles font un sacrifice : elles choisissent d'être habillées comme ce que l'on appellerait en Europe une péripatéticienne, au lieu de perdre des calories en gigotant sur la piste de danse. Chacun son truc !

mercredi 4 août 2010

Marie Brunerie, sors de ce corps !!!

"- Hi !
- Hi ! You're in one of my class right ?
- Yes, I am ! Do you know if this train stops at Carnegie ?
- It does ! We are in History together right ?
- That's it ! Sorry, what's your name again ?
- Josh and you ?
- Louise, nice to meet you.
- Huuum, where does that accent come from ?"


Et merde, moi qui pensais qu'il n'y avait vu que du feu !

Il est apparemment assez évident de dire que je ne suis pas australienne. Les choses se compliquent quand les gens tentent de savoir d'où je viens. J'ai entendu un bon nombre d'hypothèses depuis que je suis là.

Tout d'abord, il y a ceux qui percutent au bout de quelques phrases que je suis française. En même temps quand j'entends parler des français en anglais, au café ou dans le train, je grille direct aussi, alors je suppose que c'est assez repérable. Du coup, ça donne généralement ça : " OOOHH, you're French !! That's so cute ! Wait, wait ... Jeee ne parl pa bocuuuuuu le francééééé, was it right?". Ca c'est la version fille. La version mec, c'est plutôt "Ohh, you're French ?!! Awesome ! Baysay moi !!" avec le grand sourire genre "je suis trop fier de moi" qui suit.

Ensuite, j'ai eu droit à un bon nombre de pays européens. Un type au café m'a demandé si j'étais autrichienne. Va savoir à quoi ressemble l'accent autrichien ! Un autre client, après que lui avoir demandé d'épeler son nom (oui parce qu'au café, on demande le prénom de la personne quand elle prend à emporter) m'a aussi dit un jour,"Oh, you're Irish !". "Huuum, no". La encore une fois, j'ai pas vraiment compris pourquoi, parce bon il faut bien le dire l'accent irlandais, c'est quand même très particulier quoi, et plutôt repérable.. Je parle en expérience de cause, un de mes plus proche ami ici est irlandais, et il fait pas semblant avec son accent...

Enfin, la plupart des gens, plus nombreux que ceux qui grillent que je suis française, pensent que je suis américaine .. Par exemple, le gars de la conversation plus haut, s'est étonné de ma nationalité, précisant "You sound american!", et c'est loin d'être le premier. On me demande généralement ensuite si je suis allé aux Etats-Unis, si j'y ai vécu. Ma réponse est souvent "J'avais une prof américaine" et là, je vois la plupart du temps leurs visages s'illuminer de la lumière de la compréhension, et leurs bouches prononcer un haut "AAAHHH". Quand je réponds à cette question, j'hésite souvent entre parler de Marie Brunerie, ou leur expliquer mon addiction à Gossip Girl. Marie Brunerie fout souvent la raclée à Dan Humphrey...

Au final, ils sont souvent étonnés que je sois française, et prononcent l'habituelle phrase "Oh, I thought French people were bad at languages !" et ça, ça fait plaisir. Au delà de l'énième cliché sur la France que contient cette remarque, ça veut dire que quelque part, je m'en sors pas si mal :)

jeudi 29 juillet 2010

"Have you done your readings for today ?"

"S'il vous plait [Oui, parce que l'Australien est poli], choisissez 3 ou 4 cours parmi les 8 qui vous ont été approuvés."

"3 OU 4 ??? Attends, il y a 2 ou 3h de cours par matières par semaine. Admettons qu'on en prenne 4 et qu'ils soient 4 gros cours, avec 3h chacun par semaine, ça donnerait au max, 12H de cours par semaine !! AAAH Comment ils glandent en Australie !!"

Ca c'était notre réaction, à Chloé et moi, pendant la semaine d'orientation.

Ayant fait ce calcul, aussi compliqué qu'il soit, on a chacune pris 4 cours. Moi je m'en sortais avec 10h de cours par semaine, et elle 9. Alors, on s'est dit qu'on allait s'ennuyer. On a donc cherché et trouvé du travail. On travaille entre 12h et 22h (voire plus) par semaine. Du coup, c'est un peu comme si on faisait les 35h ! Bref, ça occupe la semaine.




Le truc, c'est qu'entre temps, les cours ont commencé. Et on peut dire qu'on déchante.

La première semaine, j'ai rencontré un australien lors d'un de mes cours. Comme on avait un peu de temps avant la lecture, on va prendre un café sur le campus. On commence à papotter, et je lui raconte qu'en France, on a au moins 7 cours différents, et entre 20 et 25h de cours par semaine. Choqué, il me demande "How can you do that ? It's not human !". Je lui répond humblement "Oh, tu sais, il suffit de se lever tous les matins".

Ce n'est que peu après que j'ai compris son effroi !

En France, on a peut être 20h de cours par semaine, mais à côté de ça, on croule pas sous le travail : quelques disserts, deux ou trois textes, et encore.

En Australie, ils voient les choses différemment.
Pour chaque lecture (amphi), on doit lire des textes obligatoires. Par exemple, pour mon 2ème cours de Terrorisme, je devais tout simplement lire 100 pages ! On a ensuite d'autres readings pour les tutorials. Pour certains cours se sont les mêmes, mais dans mon cas, non. En gros, c'est comme si chacune de mes heures de cours était une heure de TD avec Forest. Là, vous me direz, "Oui, mais les textes à lire pour les lectures, tu peux zapper, t'es pas contrôlée!". ERREUR ! Pour mon cours de Droit de l'Homme par exemple, je dois avant chaque lecture, obligatoirement remplir un quizz à mon nom sur la plate forme internet du cours. Cela compte pour 10% de ma note finale. De la même façon, pour mon cours d'histoire des religions, je dois chaque semaine répondre à une question, environ 20 lignes, sur les textes à lire. De même pour mon cours sur le Crime et les Médias. Ensuite, les tutorials fonctionnement comme des TD normaux, c'est à dire qu'on est interrogés sur les textes qu'on a du lire...
Sachant qu'il me faut environ 1h pour lire 10 pages d'un texte en anglais (et pas de l'anglais from Harry Potter...) en prenant des notes et que je dois en moyenne lire 300 pages par semaine, j'ai donc 30h par semaine consacrées à mes devoirs (sans compter les research essays). Ca nous donne en gros une semaine de 60h..

En fait en Australie, ils se la coulent pas si douce, à moins que ça soit en France qu'on glande.


Photo : Readings pour un semestre, pour un cours.

vendredi 23 juillet 2010

"Melbournian" : habitant de Melbourne.

Au final, je pense que je ne rentrerai qu'en Janvier.
On a réfléchi et rêvé avec Chloé. Vu qu'on travaille (beaucoup) toutes les deux, on pense pouvoir se payer un beau mois de Décembre (Nouvelle-Zélande/Thaïlande, ou Nouvelle Zélande/Malaisie). Pour l'Australie,on veut voir Sydney. On pense y aller 4 jours. On veut aller faire de la plongée dans le Queensland (vers Brisbane) 4 ou 5 jours aussi. On veut ensuite voir le centre et le fameux cailloux (2/3jours). Et enfin passer 4/5 jours en Tasmanie, surement pendant le Break en Septembre. Tout cela, on pense le faire pendant l'année, sur des long week-end. On a toutes les deux le "Friday off", et de temps en temps, le Jeudi aussi, donc ca peut être bien. Beaucoup de rêves, mais on se dit que c'est maintenant ou jamais, et on voit le temps passer très vite. Bientôt 1 mois qu'on est à Melbourne, et l'on a l'impression de n'avoir rien vu ... Ah si ! Ce soir, je suis enfin allé voir la plage de Melbourne (de nuit), et j'ai vu les pingouins de la plage de Melbourne. Ils font un bruit bizarre (je crois que c'est comme un chant d'amour, même si personnellement, ça me donne envie de fuir...) et se trémoussant. Ils ne sont pas très haut, genre 40cm de haut, ni gros. Ils se dandinent pour avancer, on dirait des petits vieux qui marchent difficilement. C'est trop mignon. Ils ne sont pas du tout craintifs, viennent presque dans tes pieds. C'était sympa. La plage à St Kilda est chouette. De nuit, on a vue sur le port de plaisance, avec en fond le centre ville et les buildings. Ca fait un peu décor surréaliste, mais le calme qui y régnait était incroyablement apaisant. A un moment, Chloé à dit "Il ne manque rien à Melbourne". Je n'avais pas réalisé jusque là. Mais, elle avait raison. Cette ville pourrait être un idéal, et je commence à comprendre pourquoi tant de français que l'on a rencontré nous on dit qu'ils avaient décidé de rester... Le rêve américain risque de se faire doucement détrôner par l'australian dream, si ce n'est pas déjà le cas... Je crois qu'on aurait pu rester là des heures avec Chlo, mais la fatigue nous a tiré vers l'arrêt de Tram pour un retour à la maison. Demain matin, on va à la piscine, puis un peu de shopping (à la recherche de jupes noires pour le travail...), et on prévoit de retourner à la plage peut être pour la voir de jour, et commencer à profiter. Je crois que ça y est, on est installées.



On a encore du mal à réaliser à quel point on a s'est bien débrouillées depuis qu'on est la. On a trouvé un appart' en deux jours. Pour nous, ces deux jours ont été interminables, et éprouvants. On connait des personnes qui cherchent encore, ou viennent à peine de trouver, et pas forcément mieux que ce que l'on a. Ensuite, on a aussi trouvé un travail en quelques jours. Ca a donné 1CV déposé, 1réponse, 1job. Easy. Au final, on se rend compte que sur tout ce que l'on avait prévu de faire les premières semaines, et bien, c'est fait. Certains de nos potes internationaux parlent de l"efficacité française". Nous, on sourit.



Bon, à côté de ça, il y a encore quelques déboires, comme en témoigne la vidéo suivante... (Désolée Chlo, mais j'adore le début...).

mardi 20 juillet 2010

Le "jay walking", une pratique dangereuse, mais nécessaire

"Jay-walking : pratique australienne illégale, consistant à traverser la route sur un passage piétons alors que le feu est rouge, ou PIRE, traverser la route sans passer par la case passage piétons, ce qui vous amène directement à la case Prison, ou du moins à la case "amende de 176dollars". "

Oui l'Australie, c'est un peu le pays des Bisounours : tout le monde il est beau, et tout le monde il est gentil !

Le truc, c'est que vivre dans la légalité, ça prend du temps ...
Moi, je prends des risques tous les matins, je brave l'interdit.

Explication :

Pour aller de chez moi au campus à pied, il faut, chronomètre en main, 12minutes. 12 minutes avec du jay-walking.
A peine sortie de chez moi, je dois déjà traverser la route. C'est un carrefour, à 3 routes + une voie ferrée.. Je vous laisse imaginer le bordel. Le problème, c'est que, pour me rendre de l'autre côté de la route, il n'y a pas de passage piétons, même au feu, et donc je suis dans l'obligation de traverser en risquant ma vie (oui parce que j'ai encore le sale réflexe de regarder du mauvais côté de la route, à la française). Si je veux arriver de l'autre côté de la route légalement, il me faut traverser la voie ferrée vers l'autre côté. Si dans ma mal-chance, un train arrive (il y en a toutes les 10minutes), je dois attendre 3 minutes supplémentaires que les barrières se ré-ouvrent. Une fois de l'autre côté, je dois attendre au feu pour continuer ma traversée : 2minutes encore. Lorsque j'ai enfin pu traverser, il me faut encore attendre au dernier feu, pour la dernière traversée (encore 2minutes), pour finalement me retrouver sur le bon trottoir...
Je vous sens complètement perdus, donc je mets un schéma.
(On ne se moque pas, je fais ce que je peux avec Paint !)

Au final, si je devais choisir l'option de la légalité, je ne mettrais plus 12 minutes pour aller à la fac, mais 19minutes en cas de train...
Le choix est vite fait.

vendredi 16 juillet 2010

From the Eureka Tower

Vue, de la plus haute tour de Melbourne.
88 étages plus tard :

samedi 10 juillet 2010

Semaine d’orientation

Vient de s’achever la « O-week », l’« International Students Orientation Week », ou la semaine d’orientation.

Elle a commencé mardi dernier par un « free breakfast » au campus de Clayton (celui où je n’irai pas, à 30min du centre ville). Ce ptit dej’ gratuit étant programmé à 10h, je déjeune quand même avant de partir. Erreur fatale. On arrive là-bas avec Chloé, toutes excitées, malgré le froid, plus violent que les autres matins. On se retrouve à faire la queue dehors pour le ptit dej’. De là où l’on est, on ne voit pas du tout à quoi va ressembler ce que l’on va ingurgiter. Alors que l’on attend, on commence à observer les différentes personnes, tentant de deviner les nationalités. On sympathise avec certains. On sourit. C’est incroyable comme l’inconnu, la découverte ou, on peut le dire, le début d’une nouvelle vie peuvent mettre de bonne humeur. On finit par arriver à l’endroit de la distribution. Ce « free breakfast » ce sont deux pancakes, proposés avec une boule de glace et/ou du sirop d’érable et/ou de la confiture. Voyant la taille des pancakes, je me contente du sirop d’érable. D’autres furent plus gourmands en demandant la boule de glace. La plupart le regrettèrent. Même avec seulement mon sirop, j’eu du mal à finir, tant ces « home-made pancakes » étaient consistants. On se procure ensuite un café, bien nécessaire étant donné que le décalage horaire agit encore sur nous. Nous est ensuite distribué un sac aux couleurs et armoiries de l’université. Dans celui-ci, il y a un badge avec notre nom, notre université d’origine, ce que l’on va étudier ici. Il y a aussi tout un tas de paperasse (carte du campus, de Melbourne, liste de nos cours approuvés, carte d’assurance maladie, programme de la semaine, etc.). On se dirige ensuite dans un amphi. Un appel de toutes les nationalités est fait, ce qui permet de repérer les autres français par exemple. Pendant 2h, on découvre l’équipe chargée des étudiants étrangers à la fac (une personne par continent), le fonctionnement de la fac, les trucs a savoir sur l’Australie, comme les différents styles de cafés que l’on peut commander à Melbourne, ou les pratiques dangereuses des australiens bourrés à éviter. L’une d’elles est par exemple de mettre une pièce de monnaie dans le verre d’une personne pendant qu’elle ne regarde pas, et quand la personne le voit, elle doit boire le verre avec la pièce, c’est une sorte de défi. Le truc est que la plupart des gens le font avec une pièce de 50cents, qui fait en gros deux fois une pièce de 2euros, pour que vous ayez une idée. Un des gars nous a raconté que le semestre dernier, il a du amener 2 américains à l’hôpital parce que ces cons avaient relevé le défi et s’étaient retrouvé avec une pièce de 50cents coincée dans l’œsophage… Opération chirurgicale obligatoire, et non-remboursée par la SECU (ce qui parait logique vu l’ampleur de la connerie)… On nous présente aussi les différents types d’araignées que l’on peut trouver en Australie, les différents sports que l’on peut faire, les sorties et visites possibles. Certains anciens étudiants en échange nous racontent leur expérience. On (tente de) nous explique(r) le fonctionnement des transports en commun (c’est un sacré bordel…). En gros, chaque matin pendant 3 jours, on passe 2 h dans un amphi à apprendre sur l’Australie et rigoler. Oui, parce que entre les trucs plus théoriques, comme le système informatique de la fac, on a aussi droit à des tests de culture G sur l’Australie avec lots à la clé, et à des concours à la con, du style réussir à dire une phrase sur les koalas avec le plus de chamalows possible dans la bouche, sans vomir. Après tout ça, on nous offre le repas du midi, dans le « Hub » du campus. Ce truc, le « hub » vaut le détour. C’est un énorme bâtiment avec TOUT, vraiment tout ce qu’il faut pour vivre : boutiques de téléphone, banques, connexion internet, médecins, foyer avec télé, et des tonnes de resto ou sandwicherie. Campus français, prenez-en de la graine. On mange au truc qui s’appelle le « meeting point », sorte de cafet’ avec des plats du monde : burgers pour les américains, chinois et thaï (super bon au passage), sandwich européens, etc. L’orientation est (presque) finie pour le mardi. Presque, parce que le soir, il y a une soirée, comme tous les soirs de l’orientation. Celle de mardi est en fait une sorte de tournée des bars (qu’ils appellent « pub » là-bas, qu’ils soient irlandais ou pas), enfin de 3 bars différents. Le premier est situé sur la rivière qui traverse Melbourne, et est apparemment génial l’été. On y reste 45 min. On part ensuite au 2ème. Il est impossible de trouver l’endroit où il est situé si l’on ne connait pas. C’est une porte dans une grande rue du centre, après laquelle il faut monter au 3ème étage… L’endroit est pas mal avec une grande terrasse. Enfin, le 3ème est du même style que le précédent, dur à trouver. Le petit plus du dernier, et que la terrasse est chauffée^^. Durant cette soirée, on rencontre plein, mais alors, plein de gens. Chloé et moi restons désormais avec Tristan, un autre français de Sciences Po Paris, rencontré le matin. Il est vraiment super sympa et m’a permit de remettre en cause mes aprioris sur SciencesPo(point). On rencontre des Allemandes, des Suédois, des Hollandais(es), des américains, et des « natives », des australiens, reconnaissables à leur putain d’accent ! Ah, un truc que je n’ai pas précisé : le RDV pour le 1er bar était à 19h !!! A 23h30, tout le monde était parti ! Nous, français, avons été profondément choqués ! On a sauté le repas du soir (encore une fois). Depuis que je suis arrivée d’ailleurs, ce truc m’arrive souvent : j’oublie de manger, ou je n’ai pas faim. Par exemple j’ai fais les courses ya 5 jours. Sur ce que j’ai acheté, je n’ai entamé que le jus d’ananas (l’eau est particulièrement dégueu ici), le yaourt à la grecque et les céréales qui font mon petit dej’. J’ai déjà perdu 2kg.
Le lendemain, le « free breakfast » est fixé à 8h30. Le réveil est dur … Cette fois, j’anticipe, je ne déjeune pas ! Par contre, ce qu’on n’anticipe pas avec Chloé et Tristan c’est qu’à 8H30, il n’y a personne. Tout le monde, sauf nous pauvres et honnêtes français, a percuté que le ptit déj’ dure une heure, et que donc en ce pointant à 9H15 c’est largement suffisant… Enfin bon, au moins on ne fait pas la queue. Ce matin, c’est muffins. Ils sont ENORMES. Encore une fois, impossible de finir. Peu à peu, les gens arrivent, et l’on discute avec nos rencontres de la veille, avec de nouvelles rencontres. Puis, l’on revient dans l’amphi, et même topo que la veille. L’aprem, c’est l’ « enrolment », on doit choisir nos cours définitivement. Après maintes hésitations, le choix est fait : Violence and Terrorism in global politics, Human Right Theory, Crime and the media, Conflict and Coexistence between Jews, Christians and Muslims. La soirée du mercredi est un repas dans un resto chinois, puis une partie de bowling. On rencontre une allemande, qui a déjà effectué un semestre ici, et qui nous dit de ne pas y aller, que la bouffe est dégueulasse. On économise donc 12dollars, et je passe la soirée chez Chloé, à papoter. On papote tellement que je finis par dormir chez elle (cette chanceuse à un lit Queen size…).

Jeudi, breakfast prévu à 9H. On se pointe à 9H45, on a compris maintenant ! Le truc c’est qu’il ne reste plus trop de muffins, ou du moins de choix… Mais bon, ça fait l’affaire, de toute façon, je n’arrive jamais à le finir. Amphi+repas, et fin de l’orientation « théorique », même si la théorie est quand même super sympa ici. On réalise à quel point on est bien encadré. On est vraiment chouchouté. Ca nous change. On a envie d’envoyer un mail à Armella et Naima pour savoir comment se passent leurs vacances… Le jeudi soir, c’est soirée dans un bar de Salsa, avec leçon de salsa. On a vraiment passé un bon moment. Après la leçon, on va manger a Bimbo’s, où Chloé et moi sommes déjà allé la semaine dernière avec une copine australienne de Chloé. Outre le fait que l’endroit vaut le coup d’œil au niveau de l’ambiance (très tamisée, limite obscure, avec une musique géniale, et une terrasse énorme), le gros avantage est que la pizza est à 4dollars (3euros quoi), et qu’elle est super bonne. On passe une bonne partie de la soirée là-bas. Vers 10H30, on se dirige vers un bar avec les derniers Exchange Students présents, et quelques étudiants australiens volontaires pendant la O-week. L’endroit est sympa. Ils organisent des compet’ de Golden Eye sur Nitendo 64 certains soirs. Ca nous fait rire. Je suis chez moi à 00H30, avec le dernier train.

Le vendredi matin, c’est un peu la O-week bonus pour ceux qui sont motivés. Ce n’est pas obligatoire. Avec Chloé, on est motivées. En fait, c’est une sorte de course d’orientation dans le campus de Clayton par équipes de 10. Nous, on avait composé notre équipe la veille : 3 mexicain(e)s, 3 italien(e)s, 2 hollandaises, et 2 françaises. Le truc est que dans notre équipe, personne ne vit sur le campus, on est tous des « off-campus », donc le campus, on ne le connait pas vraiment, si ce n’est le Hub. Pour résumer, j’ai passé la matinée à courir (j’ai fait mon sport de la semaine, j’ai encore des courbatures aujourd’hui … Mamie Louise, le retour !) d’un bout à l’autre du campus, de la bibliothèque de Médecine au service garderie, en passant par divers resto… Au final, notre équipe arrive, épuisée, 4ème sur 5… Ouais, je sais ça craint. Les premiers prix sont géniaux, genre leçons de surf, visite de Philip Island (l’île des Pingouins). Nous on gagne quand même une place chacun pour le Melbourne Film Festival. Avec Chloé, on est trop contente. Il faut savoir que la place de ciné ici, c’est 15dollars… Le vendredi soir, c’est THE soirée, tenue correcte exigée. Tout d’abord repas au Red Scooter. Tout le monde est tout beau. On mange chinois (c’est un peu la bouffe nationale : chinois ou indiens au choix^^). C’est assez cher pour ce qu’il y a à manger, mais bon, la musique est sympa, et l’ambiance générale super. Vers 11H, on part pour l’after-party en bus, dans un club de Chinatown. La soirée passe en un éclair. Vers 2H30 du matin, Chloé, une hollandaise et moi prenons un taxi pour rentrer à South Yarra. On partage les frais en 3, ce qui nous revient à 5 dollars par personne, beaucoup moins que ce que l’on attendait. Je dors chez Chloé, encore. On parle 5 minutes, et on s’endort, contentes de notre soirée. Ce n’est que le lendemain matin, plus en forme, qu’on se raconte tout ce qui nous est arrivé dans la soirée, pendant 2h ! Beaucoup de choses nous arrivent ici, dans le train, pendant les soirées, etc. Tout va super vite. Dans le train par exemple, on a du croiser déjà 5 ou 6 français différents, qui nous entendent parler, et engagent la conversation. Au bout de 10jours en Australie, notre conclusion est celle-ci : C’est facile ; et le groupe de phrases que l’on a le plus prononcée est celui-ci « Hi. I am Louise. I am French. I am studying Arts at Caulfield campus », à moins que ce ne soit celui-ci : « I think he likes you… ». Plus de detail en inbox ! ;)

mercredi 7 juillet 2010

La colloc`

Par ou commencer pour parler de l`endroit ou je vis, ou du moins de l`endroit ou je dors, etant donne que je ne passe pas enormement de temps a la colloc` ces derniers jours... Le mieux serait peut-etre de vous parler de l`appart en lui-meme d`abord.

L`appart



Quand on est rentre dedans pour la premiere fois, Chloe et moi avons eu la meme reaction : wahou.
Il est immense : grande cuisine ouverte, separee du reste par un bar a l`americaine, tres moderme; un salon divise en un coin repas avec la table, et un coin living room, avec la tele, un canape et une sorte de gros matelas par terre recouvert par des couvertures indiennes pour se poser. Il est tres eclaire, notamment grace a la baie vitree qui donne sur le balcon. Le balcon est aussi tres grand, avec une vue impressionnante sur une hippodrome geant (genre 4 fois celui de Toulouse), la fac, et les buildings du centre ville au loin.
Ensuite, il y a ma chambre ... Bon, c`est la plus petite, environ 9m2. Elle est `fermee` par une porte coulissante, comme un placard, ce qui fait que j`entends tout ce qu`il se passe dans la maison. Pour le moment, j`ai juste un lit et une armoire... Je dois aller faire un tour a Ikea dans les jours qui viennent pour acheter un bureau, une petite lampe, et les trucs de base.
Et puis, il y a la salle de bain... Je la partage avec l`un des deux autres colocs, un mec. Le premier jour, il me dit gentillement :`Ecoute Louise, je ne suis pas vieux, mais je perds beaucoup mes cheveux. Je vais faire des efforts, mais je voulais que tu le saches`. Je me dis, ok, je commence a le connaitre un peu, c`est un gars maniaque, ca va aller. J`ai pense ca jusqu`a ma premiere douche... J`ai eu le plaisir de voir l`eau monter peu a peu jusqu`a mes chevilles, alors que je n`avais pas bouche le trou d`evacuation de l`eau, et avec l`eau montaient les cheveux du colocs. La douche etaient carement bouchee. J`ai ravale mon degout, pris mon courage a deux mains, et j`ai delicatement extrait une epaisse boule de cheveux emmeles du trou...Yummy. Les jours d`apres, ca allait mieux. Je pense juste que la baignoire n`avait pas ete netoyee d`un bout de temps, mais bon, ca a quand meme plombe mon moral !

Les collocs`

Je vis donc avec deux mecs, indiens tous les deux, mais au final assez differents l`un de l`autre...
Le proprio de l`appart est Shiv. Il a 25 ans, est en Australie depuis 6ans, travaille dans je ne sais pas quoi. En tout cas il quitte l`appart le matin, tot, en costard. Il est super drole, tres amical, adore quand je prends un accent super francais pour dire une phrase parce qu`il voue un culte au film La panthere rose, et connait la scene du sandwich par coeur. Il adore le comique de situation, est plie en deux devant Le dinner de cons, et trouve qu`Andrea Bochelli a une voix impressionnante. Sa chanson preferee est `Words` des Bee Gees. Il est un peu bordelique, mais bon, compare a d`autres mecs de ma connaissance, ca va!

Le deuxieme roomade est Amet. C`est un style completement different. Il a 29ans et est arrive en Australie il y a 2 mois, pour bosser dans une boite d`IT, comme manager. Du coup, il a encore un accent indien super marque, ce qui fait que j`ai des fois du mal a comprendre. Il est tres maniaque, aime que tout soit propre (sauf peut-etre la salle de bain faut croire). Il ne rigole pas souvent, mais passe son temps a me chambrer (Shiv compte les points, parce que lui repond). Il m`appelle `kid` et dit que je suis encore une ado. Je lui dit qu`il est vieux et qu`il perd les cheveux. Je crois qu`il a une femme en Inde, il passe ses soirees au telephone. Il chante et fredonne tout le temps en indien, c`est chouette.

Ils sont tout les deux cools, veulent me faire visiter des trucs, meme si on a pas trop le temps en ce moment. On a fait un deal, ils me corrigent quand je fais des fautes, et je leur apprend le francais, nos coutumes, etc. Amet est super interesse, il travaille avec ds francais des fois, et veut pouvoir se presenter et dire `Enchante Madame`, etc. Seul bemol : Je n`ai pas le droit de ramener de boeuf a la maison. La vache est sacree pour eux. Adieu steak hache, beefsteack et autre. Adieu Charal.

Voila, je ne me sens pas encore tout a fait comme a la maison, mais je suppose que ca viendra, en meme temps que mon bureau peut-etre, quand je me serais approprie ma chambre et le reste.

Sinon, pour ceux qui veulent avoir une idee d`ou est situe l`appart dans Melbourne :
http://maps.google.com.au/maps?hl=en&tab=wl&q=115%20neerim%20road%20glen%20huntly%203165
Ou m`envoyer une petite lettre : 158/115 Neerim Road, 3165 Glen Huntly, Victoria, Autralie.

Voila !!

lundi 5 juillet 2010

Les cinq premiers jours

Les premiers jours sont cruciaux. Ceux à l’étranger, dans un pays et une ville inconnus le sont d’autant plus.

Il y aurait déjà beaucoup à raconter sur le voyage, les longues heures d’avions, les serviettes humides données au début d’un vol avec Singapour Airlines, les cure-dents de Singapour Airlines, les hôtesses de l’air de Singapour Airlines, la chaleur étouffante de Singapour, la gigantesque piscine d’une résidence Singapourienne, mais je vous épargne les détails.



Commençons à partir de mon arrivée à Melbourne, Australie. Là, de suite, tu te dis « Wahou, ça en jette quand même l’Australie. Elle doit être toute bronzée, voir des beaux gosses blonds à tous les angles de rue, croiser des kangourous sur les passages piétons, et guetter les koalas sur les palmiers de la rue principale ». Vous allez vite voir que pour le moment tout cela est loin d’être le cas.


Jour 1 : L’inefficacité


Je suis dons arrivée à Melbourne mercredi matin (5H30 du matin heure locale, un truc comme 21H30 la vielle en France). Avec Chloé (ma copine de sciences po), on récupère nos (gros) bagages, on change les derniers euros que l’on a sur nous, et on se rend au « meeting point » où nous attend notre chauffeur. Oui, l’un des grands avantages d’aller dans une pure fac australienne est que celle-ci a un contrat avec une compagnie de taxis, et que les étudiants internationaux peuvent se faire récupérer à l’aéroport et amener là où ils le souhaitent. 30 minutes plus tard, on est à l’hôtel dans South Yarra, l’un des principaux quartiers de Melbourne, et surtout l’un des plus sympas pour vivre. Complètement décalées en termes de notion de temps et exténuées, on va se coucher, il est 7H du matin. Si notre réveil sonne à midi, il ne remplit pas son rôle, puisqu’on se lève 2h plus tard. Après une bonne douche, on se décide à partir pour Clayton Campus, le principal campus de notre université, celui où se trouve le bureau des étudiants étrangers, mais pas celui où l’on étudiera. On veut trouver des renseignements sur la recherche d’apparts, les tarifs pour le métro, et signaler notre arrivée. Direction la station de train. Parenthèse : à Melbourne, le métro est une sorte de train ou de RER qui va à peu près partout dans la ville. Mais la compagnie qui le gère (comme Tisséo en France) s’appelle Métro… Ça nous a perturbées au départ. Il y a aussi de nombreuses lignes de tram et de bus. Bref. On prend le train direction Clayton. On descend à la station et on suit un panneau indiquant l’université. Au bout de 15 min de marche, on réalise que sur ce panneau, est écrit le kilométrage pour se rendre à l’université. Il nous reste 2km… On arrive crevées sur le campus. Il est 17H10. Tous les bureaux ferment à 17H. C’est un ECHEC cuisant. Histoire de ne pas être venues pour rien, on fouille parmi les petites annonces, espérant trouver des colocs sympa. Pour rentrer on prend le bus, jusqu’à une autre station de train, pour ne pas se refaire les 3km à pied. La station est toute petite. On attend le train, longtemps, très longtemps, jusqu’à ce qu’on apprenne qu’il y a un accident sur la voie ferrée, et qu’il mettra donc plus de temps à venir… On a l’impression d’être au fond du sceau, que le sort s’acharne. On parvient finalement à revenir à South Yarra. On veut faire quelques courses pour manger (on a une petite cuisine dans la chambre). On cherche un supermarché, mais on ne trouve que des 7/11 (genre d’épiceries de proximité, ouvertes tard dans la nuit, et hors de prix). On ne prend alors qu’un paquet de pâtes et du jambon pour notre repas du soir… On rentre à la chambre, fatiguées et dépitées. Repas, et au lit.





Jour 2 : La mise en route


Jeudi, on a aussi un peu loupé le réveil. On se lève à 10h. On part vers le centre ville pour aller retirer des sous à HSBC (seul distri où l'on peut retirer pour le moment, enfin Chloé peut, moi je vis sur mes réserves pour le moment). On en profite pour prendre un chocolat chaud dans une sorte de Starbucks, et on file acheter un portable. Apparemment, il est impossible de vivre sans ça la-bas, pour trouver des apparts ou quoi, on va vite s'en rendre compte. On prend toutes les deux un truc à carte. On va ensuite au Mc Do, où l'on est sure de trouver le wifi pour commencer la recherche d'appart. Le wifi est bien la, mais pas les prises ... Au bout d'1h30, batteries à plat, retour à la maison. Nos portables ne semblent pas vouloir s'activer, et il nous est impossible de téléphoner ou autre. La nana de la boutique nous avait dit qu'en 10min ça serait bon, résultat, 4h après, toujours rien... Une fois à l'hôtel, on décide de prendre la connexion internet, payante (3dollars de l'heure), pour vraiment pouvoir chercher. Comme les portables ne marchent toujours pas, Chloé part à pied vers le magasin de portable le plus proche, pendant que je continue les recherches sur gumtree.au, THE site d'apparts, colocs, jobs, etc.
Elle revient 2h plus tard, avec des portables qui marchent. On commence alors à appeler pour faire commencer les visites le lendemain. En fait, ce genre de truc se fait plutôt par sms, on le comprend vite. On envoie des dizaines et des dizaines de sms pour demander si les chambres sont toujours libres, si l'on peut venir voir et quand. Au final, on parvient à remplir la journée du lendemain, avec une dizaine de visites de colocs, près de la fac.
On réalise aussi que notre budget va exploser. Ce que l'on avait prévu pour le loyer est trop bas. La-bas, on paye les loyers à la semaine. Ça tourne entre 150 et 220 dollars la semaine, pour des COLOCS !!! En gros, il faut compter au moins 600 ou 700 euros le mois, pour une chambre dans une coloc, au moins ... On se couche, en ayant déjà mal au cul pour ce que va nous coûter l'année...


Jour 3 : La productivité


Vendredi, on ne loupe pas le réveil, et pour cause, on visite une coloc à 9H30 !
Pour résumer la journée, on a visité une dizaine de chambres, toutes dans les environs du campus, toutes entre 140 et 180 dollars la semaine, toutes tenues par des indiens ou des chinois (Oui, parce qu'en Australie, il y a plus de chinois et d'indiens que d'australiens!), toutes des taudis, des trucs sales, petits, parfois dégueulasses, souvent complètement délabrés, avec des salles de bains dans lesquelles t'as même pas envie de foutre les pieds... Et tout ça dans le froid (7°) et la pluie.
Le point positif de la journée est une rencontre, celle de Romain. Il est français, nous a aidé à trouver notre chemin dans une station de train. On a prit son numéro. Il est notre premier ami ! :)
On rentre à la chambre, réellement dépitée. Heureusement qu'on était deux, sinon je crois que le pendant le retour, du train à l'hôtel, on aurait toutes les deux pleuré...
On reprend la connexion internet, et c'est reparti pour la recherche d'appart. Cette fois-ci, on ne se concentre plus sur le fait qu'il y ait deux chambres disponibles dans la même maison, on cherche des chambres, tout court. On décide aussi d'élargir géographiquement nos recherches, de ne pas se limiter aux alentours du campus. On finit aussi par remplir d'une dizaines de visites notre journée du samedi.



Jour 4 : Le soulagement


Notre première visite est à 9h. L'appart est immense, avec un balcon avec vue sur un hippodrome, à 10min du campus à pied, et à 5min d'une station de train. Le gars est un indien. C'est l'un des colocs. C'est la 1ère fois que l'on rencontre un coloc dans une visite. Jusqu'alors, les visites étaient faites par les proprios, plus ou moins véreux, et plutôt plus ! La chambre est pas mal, et pas plus chère que le reste. On sort, assez contente, pour une fois.
Le 2ème RDV, c'est 2 chambres, dans une maison habitée par un couple de chinois. La maison est superbe, vraiment. Tout l'étage est pour nous. Mais c'est loin, et peu accessible, même par tram... On hésite.
Le 3ème RDV ressemble à ceux de la veille : proprio qui ressemble à un mac, maison harchi dégueu (la pire depuis le début), douche dehors, etc...
Le 4ème est à South Yarra, près de notre hôtel. C'est une petite chinoise, étudiante, qui loue une chambre. L'appart est neuf. Elle même n'a pas encore Enménagé. Chloé est sous le charme. On se regarde. On se comprend. Chloé prend la chambre, et je prend la 1ère du matin. J'appelle le gars pour savoir si c'est toujours bon. Il me dit oui. Je lui demande si je peux enménager demain. Il dit oui aussi.
On annule tous les autres rdv de la journée, et on part acheter des draps, des cintres, etc.
Le soir Romain nous a invité à aller boire un verre en ville avec des potes à lui. Le "bar" est dans un méga-giga-toutcequetuveux centre commercial, un truc comme tu trouveras jamais, mais alors jamais, en France. On rencontre ses amis, tous des chinois ou des indiens ^^. Ils sont super sympa avec nous, on papotte pendant 3/4h. On prend d'autres numéros de téléphones. On rentre, heureuses, très heureuses !!




Jour 5 : La concrétisation

On doit quitter l'hôtel à 10H. Le réveil est dur. Douche+valises. On passe à l'accueil. On paye l'internet. Cette bande de connards nous facture 3dollars dès qu'on se connecte, et non pas en additionnant les heures... On banque.
On part vers l'appart de Chloé qui n'est pas très loin à pied, avec nos valises de 20Kg, des oreillers sous le bras, une autre petite valise de 10km dans l'autre main... On galère ! Elle pose ses affaires chez elle, et m'accompagne en train jusqu'à chez moi...

Le reste sera l'objet d'un autre article.

Désolée pour le roman, mais j'ai besoin de raconter tous ces trucs ^^

Seeya guys.