Im sure my dear little sister is thinking the same at the right moment, as she is starting her end of high school exams this Thursday. But to be honest, not that I am not worried about how well she is going to succeed, the French Baccalauréat is not what has been in my mind these last days.
The thing is that here, people are coming by waves. It also means that they are leaving by waves. And well, this weak is a big one, a full-moon one (yes because on full moon waves are getting bigger - I know what you're thinking "God, she has been hanging around in a surfing town for too long, poor thing!"), a tsunami one. And it is devastating the normal order of our relationships.
Yesterday night, five of my best friends here left town for good, to go travelling, to go home. After all sharing cheap burgers from Pirata in Las Camelias, the goodbye moments were hard. The three belgium boys I was leaving with left our home quite empty, and extremely (too?) quiet. I also had to say goodbye to Melissa, our local Keiko, and my dear and already missed co-worker Juliana. After waving at them for the last time at the corner of our street, Lisa, my last and beloved housemate, looked at me and asked how much money I had with me. I knew exactly what she was feeling like: "20 soles, chocolate cake?". So, we went, drawning our pain and loneliness in chocolate.
But the worth part of it is that the week is not over. Tomorrow, Delphine, my good friend, and travelling-to-Huaraz- mate, is leaving us too, to go back home, to her boyfriend. And Sunday, her two Belgium housemate, Anneleen and Ellen, are leaving Huanchaco for good too after 5 months of volunteering.

So, what now? From these pictures taken for Juliana's last night, only 3 persons remain, out of 11: Anne, Lisa and me. The 3 of us arrived at the same time, in March, in Huanchaco, and we are all leaving in 3 weeks. How are we supposed to spend these 3 weeks??
So, of course this Tsunami wave has taken these people who were making our life in Huanchaco so special, but it has also brought new ones, a new serie of volunteers, nice and full of good intentions. I am sure they are all great and interesting people. But we have three weeks left and initiating the process of getting to know people is long and wearying. Plus, becoming close friends with them means that we would have to say goodbye to people who matters too - the only thing we were thinking to avoid by having all our friends leaving before us.
So, we are wondering: is it worth it? Is it worth trying ? Or should we let go? Be unsocial persons for a while, and work more on our internship reports?
Well, Im not sure I'll be able to make a decision, so I guess the strategy is going to be a classic one: Wait and see.
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Il y a des semaines comme ça que l'on adorerait éviter. Et bien, celle-ci est l'une d'entre elles. Je suis sure que ma chère petite sœur pense la même chose à l'heure actuelle, puisqu'elle commence les écrits du BAC ce Jeudi. Pour être honnête, ce n'est pas que je ne m'intéresse pas à comment elle va tout déchirer, mais le Baccalauréat français n'était pas la première chose qui tournait dans ma tête ces derniers jours.
Le truc c'est que les gens arrivent par vagues. Ça veut dire qu'ils partent aussi par vagues. Or cette semaine, c'est une grosse vague, une vague de pleine lune (oui parce que pendant la pleine lune, les vagues sont plus grosse - je sais ce que vous pensez "la pauvre, ça fait trop longtemps qu'elle traine dans une ville de surfeurs..."), une vague de tsunami. Et, elle dévaste l'ordre normal de nos relations.
Hier soir, cinq de mes meilleurs amis ici ont quitté la ville pour de bon, pour aller voyager, pour rentrer chez eux. Après que l'on ait tous partagé des burgers pas cher de chez Pirata à Las Camélias (ma maison), le moment des adieux fut difficile. Les trois belges avec qui je vivais laissèrent la maison bien vide et extrêmement (trop?) silencieuse. Je du aussi dire au revoir à Melissa, notre Keiko (candidate aux présidentielles péruvienne dont la ressemblance avec Melissa est frappante) locale, et ma chère collègue de travail Juliana. Après leur avoir fait nos derniers signes de la main à l'angle de notre rue, Lisa, ma dernière et bien aimée colloc me demanda combien d'argent j'avais sur moi. Je savais exactement ce dont elle avait envie: "20 soles, gâteau au chocolat?".Donc, on y alla, noyant notre tristesse et notre solitude dans le chocolat.
Mais le pire dans tout ça, c'est que la semaine n'est pas finie. Demain, Delphine ma bonne copine avec qui j'ai partagé un cool week-end à Huaraz, s'en va pour rentrer en Belgique. Et Dimanche, ces deux collocs quittent elles aussi Huanchaco pour de bon, après 5 mois de volontariat acharné.

Donc maintenant, il se passe quoi? De ces photos que l'on a prise pour la dernière soirée de Juliana, seulement 3 sur 11 personnes restent: Anne, Lisa et moi. Nous sommes toutes les trois arrivées au même moment, en Mars, à Huanchaco, et nous partons toutes les trois aussi dans 3 semaines. Mais on est sensées les passer comment ces trois semaines?
Donc, bien sur cette vague de tsunami a pris avec elle les personnes que rendaient notre vie à Huanchaco si spéciale, mais elle en a aussi amené de nouvelles, une nouvelle série de volontaires, gentils et pleins de bonnes intentions. Je suis certaines qu'ils sont tous géniaux et intéressant. Mais, on a trois semaines, et entamer le processus de connaissance des personnes est long et fatiguant. De plus, en devenant bon amis avec eux, nous aurions à dire au revoir à des personnes qui comptent pour nous lors de notre départ, et c'est la seule chose que nous pensions pouvoir éviter puisque tous nos amis partaient avant nous.
Du coup, maintenant, on se demande: est-ce que ça vaut la peine? Est-ce que ça vaut la peine d'essayer? Ou devrions nous laisser faire ? Être associable pour un temps, et travailler sur nos rapports de stage?
Le truc, c'est que je ne suis pas sure de pouvoir prendre une décision, donc je suppose que la stratégie que l'on va adopter est une classique: attendre et voir.

