mardi 11 janvier 2011

Mobilité, Acte 1: La fin est proche

Un semestre en échange dans une université étrangère ne peut pas se résumer en un article, ni en un blog, ni même se résumer tout court.



Il y a les rencontres éphémères, les gens qui ont compté, ceux qui nous ont aidé, ceux qui ont donné des conseils de merde, ceux qui avaient déjà vécu tellement de choses que ça en devenait blazant, ce qui ne nous ont pas aidé, ceux qui nous ont amené à prendre des décisions géniales, ceux qui faisaient partie du paysage, et ceux sans qui tout aurait été bien différent.



Il y a les voyages, les courts comme les longs, les plans foireux (Sydney sans logement), les extraordinaires (Thailande), ceux où on en a pris plein la gueule tellement c'était beau (Tasmanie, Nouvelle Zelande), ceux où on a rencontré des gens exceptionnels (Outback, Cairns, Thailande), les situations où on a eu l'impression qu'on se sortirai jamais de la merde (BKK & Chiang Dao), ceux qui nous marqué à jamais et nous ont fait comprendre que désormais voir le reste du monde n'était pas une option mais une nécessité (Thailande). Tous, d'une façon ou d'une autre, nous ont fait grandir.



Puis, il y a Melbourne, cadre extraordinaire sans qui tout aurait été différent.



Enfin, il y a l'intensité. La mobilité est une bulle. C'est vivre 6 mois dans un monde différent, c'est recommencer à zéro. Du coup, forcément, tout est vécu plus vite et plus fort. Ce sont les relations humaines qui en sont le témoin. Amitiés et amours se lient à une vitesse hors du commun. Si bien sur on rencontre des gens géniaux, on va inconsciemment s'attacher à eux sans scrupules, parce que justement, on sait que ça ne durera pas.



Tous ces éléments font que je me retrouve à 5 jours de mon départ de Melbourne, alors que la ville a déjà été désertée par la plupart des étudiants en échange du semestre, et après assisté au feu d'artifice du Harbour Bridge de Sydney pour Nouvel An 2011 et avoir passé 10 jours en Nouvelle Zélande, avec une boule au ventre. Celle de devoir tourner une page et dire au revoir à 6 mois que j'aurais du mal à oublier.
Celle de devoir retourner à la réalité.