dimanche 22 août 2010

Sunset on suburbs




Parce que là où je vis c'est pas particulièrement joli, j'attends le couché du soleil pour prendre des photos !

samedi 7 août 2010

Pourquoi l'australienne ne bouge pas les pieds quand elle danse

Jeudi dernier, petite sortie entre ami(e)s dans un club. Quelques verres et on va se déhancher sur le dancefloor. Nous, européennes, commençons à nous trémousser, à imiter les différents styles de danseurs que tu peux trouver dans une boite de nuit, à libérer nos corps de toute pression sociale (je m'arrête là, je ne voudrais pas faire une A.S), bref, à sérieusement délirer. Mais rapidement, nous remarquons que notre déhanché est bien différent du "bougetonboule" australien. Les quelques filles qui nous entourent ne bougent par leurs pieds. Elles restent statiques jusqu'aux hanches, et se contentent de balancer le buste de gauche à droite, d'avant en arrière. Mais par dessous tout, elle dansent avec leurs mains. Mais attention, pas n'importe comment : de façon très pudique, le long du corps, juste une petite inclinaison du poignet à droite, et une petite inclinaison du poignet à gauche, etc. Au départ, on s'est trouvé un peu connes à gesticuler partout, et à occuper plus de 50cm² d'espace par personne. Et puis, on comprenait pas vraiment d'où venait cette mode de "moins tu bouges, mieux c'est".
En fait, l'explication est plutôt simple :


L'australienne porte des talons d'en moyenne 12cm pour sortir le soir, et attention, pas des compensés, ça serait de la triche, des bons hauts talons aiguilles ! Ensuite, sa robe s'arrête généralement très, très, très près de la salle des fêtes. Ca a d'ailleurs valu notre premier choc émotionnel à Chloé et moi la première semaine : 5° dehors, et toutes les nanas presque à poil dans la rue. Oui parce qu'autre chose, l'australienne ne prend pas de veste ou de manteau pour sortir, même s'il pleut des cordes, ou qu'il fait -5°. Bon faut dire que le vestiaire, c'est pas donné, quand la nana te demande 12dollars pour un sac et un manteau, ça reste en travers de la gorge, mais quand même !

Du coup, on a vite compris pourquoi les australiennes dansent de façon statique : 1) avec 12cm de talons, si tu fais trop de pas, tu multiplies les chances de te briser une cheville, ou pire (!!) de casser ton talon ! 2) avec une robe à ras de la salle de fête, si tu trémousse un peu trop ou lèves les bras trop haut, tu risques rapidement de te retrouver à moitié nue, la robe au niveau des hanches... Donc les australiennes, elles font un sacrifice : elles choisissent d'être habillées comme ce que l'on appellerait en Europe une péripatéticienne, au lieu de perdre des calories en gigotant sur la piste de danse. Chacun son truc !

mercredi 4 août 2010

Marie Brunerie, sors de ce corps !!!

"- Hi !
- Hi ! You're in one of my class right ?
- Yes, I am ! Do you know if this train stops at Carnegie ?
- It does ! We are in History together right ?
- That's it ! Sorry, what's your name again ?
- Josh and you ?
- Louise, nice to meet you.
- Huuum, where does that accent come from ?"


Et merde, moi qui pensais qu'il n'y avait vu que du feu !

Il est apparemment assez évident de dire que je ne suis pas australienne. Les choses se compliquent quand les gens tentent de savoir d'où je viens. J'ai entendu un bon nombre d'hypothèses depuis que je suis là.

Tout d'abord, il y a ceux qui percutent au bout de quelques phrases que je suis française. En même temps quand j'entends parler des français en anglais, au café ou dans le train, je grille direct aussi, alors je suppose que c'est assez repérable. Du coup, ça donne généralement ça : " OOOHH, you're French !! That's so cute ! Wait, wait ... Jeee ne parl pa bocuuuuuu le francééééé, was it right?". Ca c'est la version fille. La version mec, c'est plutôt "Ohh, you're French ?!! Awesome ! Baysay moi !!" avec le grand sourire genre "je suis trop fier de moi" qui suit.

Ensuite, j'ai eu droit à un bon nombre de pays européens. Un type au café m'a demandé si j'étais autrichienne. Va savoir à quoi ressemble l'accent autrichien ! Un autre client, après que lui avoir demandé d'épeler son nom (oui parce qu'au café, on demande le prénom de la personne quand elle prend à emporter) m'a aussi dit un jour,"Oh, you're Irish !". "Huuum, no". La encore une fois, j'ai pas vraiment compris pourquoi, parce bon il faut bien le dire l'accent irlandais, c'est quand même très particulier quoi, et plutôt repérable.. Je parle en expérience de cause, un de mes plus proche ami ici est irlandais, et il fait pas semblant avec son accent...

Enfin, la plupart des gens, plus nombreux que ceux qui grillent que je suis française, pensent que je suis américaine .. Par exemple, le gars de la conversation plus haut, s'est étonné de ma nationalité, précisant "You sound american!", et c'est loin d'être le premier. On me demande généralement ensuite si je suis allé aux Etats-Unis, si j'y ai vécu. Ma réponse est souvent "J'avais une prof américaine" et là, je vois la plupart du temps leurs visages s'illuminer de la lumière de la compréhension, et leurs bouches prononcer un haut "AAAHHH". Quand je réponds à cette question, j'hésite souvent entre parler de Marie Brunerie, ou leur expliquer mon addiction à Gossip Girl. Marie Brunerie fout souvent la raclée à Dan Humphrey...

Au final, ils sont souvent étonnés que je sois française, et prononcent l'habituelle phrase "Oh, I thought French people were bad at languages !" et ça, ça fait plaisir. Au delà de l'énième cliché sur la France que contient cette remarque, ça veut dire que quelque part, je m'en sors pas si mal :)

jeudi 29 juillet 2010

"Have you done your readings for today ?"

"S'il vous plait [Oui, parce que l'Australien est poli], choisissez 3 ou 4 cours parmi les 8 qui vous ont été approuvés."

"3 OU 4 ??? Attends, il y a 2 ou 3h de cours par matières par semaine. Admettons qu'on en prenne 4 et qu'ils soient 4 gros cours, avec 3h chacun par semaine, ça donnerait au max, 12H de cours par semaine !! AAAH Comment ils glandent en Australie !!"

Ca c'était notre réaction, à Chloé et moi, pendant la semaine d'orientation.

Ayant fait ce calcul, aussi compliqué qu'il soit, on a chacune pris 4 cours. Moi je m'en sortais avec 10h de cours par semaine, et elle 9. Alors, on s'est dit qu'on allait s'ennuyer. On a donc cherché et trouvé du travail. On travaille entre 12h et 22h (voire plus) par semaine. Du coup, c'est un peu comme si on faisait les 35h ! Bref, ça occupe la semaine.




Le truc, c'est qu'entre temps, les cours ont commencé. Et on peut dire qu'on déchante.

La première semaine, j'ai rencontré un australien lors d'un de mes cours. Comme on avait un peu de temps avant la lecture, on va prendre un café sur le campus. On commence à papotter, et je lui raconte qu'en France, on a au moins 7 cours différents, et entre 20 et 25h de cours par semaine. Choqué, il me demande "How can you do that ? It's not human !". Je lui répond humblement "Oh, tu sais, il suffit de se lever tous les matins".

Ce n'est que peu après que j'ai compris son effroi !

En France, on a peut être 20h de cours par semaine, mais à côté de ça, on croule pas sous le travail : quelques disserts, deux ou trois textes, et encore.

En Australie, ils voient les choses différemment.
Pour chaque lecture (amphi), on doit lire des textes obligatoires. Par exemple, pour mon 2ème cours de Terrorisme, je devais tout simplement lire 100 pages ! On a ensuite d'autres readings pour les tutorials. Pour certains cours se sont les mêmes, mais dans mon cas, non. En gros, c'est comme si chacune de mes heures de cours était une heure de TD avec Forest. Là, vous me direz, "Oui, mais les textes à lire pour les lectures, tu peux zapper, t'es pas contrôlée!". ERREUR ! Pour mon cours de Droit de l'Homme par exemple, je dois avant chaque lecture, obligatoirement remplir un quizz à mon nom sur la plate forme internet du cours. Cela compte pour 10% de ma note finale. De la même façon, pour mon cours d'histoire des religions, je dois chaque semaine répondre à une question, environ 20 lignes, sur les textes à lire. De même pour mon cours sur le Crime et les Médias. Ensuite, les tutorials fonctionnement comme des TD normaux, c'est à dire qu'on est interrogés sur les textes qu'on a du lire...
Sachant qu'il me faut environ 1h pour lire 10 pages d'un texte en anglais (et pas de l'anglais from Harry Potter...) en prenant des notes et que je dois en moyenne lire 300 pages par semaine, j'ai donc 30h par semaine consacrées à mes devoirs (sans compter les research essays). Ca nous donne en gros une semaine de 60h..

En fait en Australie, ils se la coulent pas si douce, à moins que ça soit en France qu'on glande.


Photo : Readings pour un semestre, pour un cours.

vendredi 23 juillet 2010

"Melbournian" : habitant de Melbourne.

Au final, je pense que je ne rentrerai qu'en Janvier.
On a réfléchi et rêvé avec Chloé. Vu qu'on travaille (beaucoup) toutes les deux, on pense pouvoir se payer un beau mois de Décembre (Nouvelle-Zélande/Thaïlande, ou Nouvelle Zélande/Malaisie). Pour l'Australie,on veut voir Sydney. On pense y aller 4 jours. On veut aller faire de la plongée dans le Queensland (vers Brisbane) 4 ou 5 jours aussi. On veut ensuite voir le centre et le fameux cailloux (2/3jours). Et enfin passer 4/5 jours en Tasmanie, surement pendant le Break en Septembre. Tout cela, on pense le faire pendant l'année, sur des long week-end. On a toutes les deux le "Friday off", et de temps en temps, le Jeudi aussi, donc ca peut être bien. Beaucoup de rêves, mais on se dit que c'est maintenant ou jamais, et on voit le temps passer très vite. Bientôt 1 mois qu'on est à Melbourne, et l'on a l'impression de n'avoir rien vu ... Ah si ! Ce soir, je suis enfin allé voir la plage de Melbourne (de nuit), et j'ai vu les pingouins de la plage de Melbourne. Ils font un bruit bizarre (je crois que c'est comme un chant d'amour, même si personnellement, ça me donne envie de fuir...) et se trémoussant. Ils ne sont pas très haut, genre 40cm de haut, ni gros. Ils se dandinent pour avancer, on dirait des petits vieux qui marchent difficilement. C'est trop mignon. Ils ne sont pas du tout craintifs, viennent presque dans tes pieds. C'était sympa. La plage à St Kilda est chouette. De nuit, on a vue sur le port de plaisance, avec en fond le centre ville et les buildings. Ca fait un peu décor surréaliste, mais le calme qui y régnait était incroyablement apaisant. A un moment, Chloé à dit "Il ne manque rien à Melbourne". Je n'avais pas réalisé jusque là. Mais, elle avait raison. Cette ville pourrait être un idéal, et je commence à comprendre pourquoi tant de français que l'on a rencontré nous on dit qu'ils avaient décidé de rester... Le rêve américain risque de se faire doucement détrôner par l'australian dream, si ce n'est pas déjà le cas... Je crois qu'on aurait pu rester là des heures avec Chlo, mais la fatigue nous a tiré vers l'arrêt de Tram pour un retour à la maison. Demain matin, on va à la piscine, puis un peu de shopping (à la recherche de jupes noires pour le travail...), et on prévoit de retourner à la plage peut être pour la voir de jour, et commencer à profiter. Je crois que ça y est, on est installées.



On a encore du mal à réaliser à quel point on a s'est bien débrouillées depuis qu'on est la. On a trouvé un appart' en deux jours. Pour nous, ces deux jours ont été interminables, et éprouvants. On connait des personnes qui cherchent encore, ou viennent à peine de trouver, et pas forcément mieux que ce que l'on a. Ensuite, on a aussi trouvé un travail en quelques jours. Ca a donné 1CV déposé, 1réponse, 1job. Easy. Au final, on se rend compte que sur tout ce que l'on avait prévu de faire les premières semaines, et bien, c'est fait. Certains de nos potes internationaux parlent de l"efficacité française". Nous, on sourit.



Bon, à côté de ça, il y a encore quelques déboires, comme en témoigne la vidéo suivante... (Désolée Chlo, mais j'adore le début...).

mardi 20 juillet 2010

Le "jay walking", une pratique dangereuse, mais nécessaire

"Jay-walking : pratique australienne illégale, consistant à traverser la route sur un passage piétons alors que le feu est rouge, ou PIRE, traverser la route sans passer par la case passage piétons, ce qui vous amène directement à la case Prison, ou du moins à la case "amende de 176dollars". "

Oui l'Australie, c'est un peu le pays des Bisounours : tout le monde il est beau, et tout le monde il est gentil !

Le truc, c'est que vivre dans la légalité, ça prend du temps ...
Moi, je prends des risques tous les matins, je brave l'interdit.

Explication :

Pour aller de chez moi au campus à pied, il faut, chronomètre en main, 12minutes. 12 minutes avec du jay-walking.
A peine sortie de chez moi, je dois déjà traverser la route. C'est un carrefour, à 3 routes + une voie ferrée.. Je vous laisse imaginer le bordel. Le problème, c'est que, pour me rendre de l'autre côté de la route, il n'y a pas de passage piétons, même au feu, et donc je suis dans l'obligation de traverser en risquant ma vie (oui parce que j'ai encore le sale réflexe de regarder du mauvais côté de la route, à la française). Si je veux arriver de l'autre côté de la route légalement, il me faut traverser la voie ferrée vers l'autre côté. Si dans ma mal-chance, un train arrive (il y en a toutes les 10minutes), je dois attendre 3 minutes supplémentaires que les barrières se ré-ouvrent. Une fois de l'autre côté, je dois attendre au feu pour continuer ma traversée : 2minutes encore. Lorsque j'ai enfin pu traverser, il me faut encore attendre au dernier feu, pour la dernière traversée (encore 2minutes), pour finalement me retrouver sur le bon trottoir...
Je vous sens complètement perdus, donc je mets un schéma.
(On ne se moque pas, je fais ce que je peux avec Paint !)

Au final, si je devais choisir l'option de la légalité, je ne mettrais plus 12 minutes pour aller à la fac, mais 19minutes en cas de train...
Le choix est vite fait.

vendredi 16 juillet 2010

From the Eureka Tower

Vue, de la plus haute tour de Melbourne.
88 étages plus tard :