lundi 11 octobre 2010

J'ai testé pour vous: le surf sur les plages australiennes


Je me souviens très bien des derniers mots de certains de mes potes juste avant mon départ: 'T'as intérêt de revenir en mode professionnelle du surf pour pouvoir te la péter sur les plages françaises'. Or, j'ai réalisé il y a peu que oui, ca fait plus de 3 mois que je suis en Australie, et que non je n'ai pas encore touché un planche de surf, et que pire (!!), je n'ai pas encore a proprement parlé mis plus que les pieds dans l'eau d'une plage australienne. Ouais je sais: 'Bordel mais qu'est ce que tu fous de tes week-end frencha ??'. Mais que tout le monde cesse de se taper la tête contre un mur a cause de ma stupidité, j'ai enfin remédié a cette situation embarrassante le week-end dernier !
Ca faisait une semaine que la plupart des étudiants internationaux de la fac me racontaient leur awesome holidays sur la Gold Coast, a Byron Bay, au Surfer Paradise et j'en passe, me contant leurs prouesses (ou pas) sur une board tout en essayant de pas prendre de coups de soleil, tellement il faisait chaud et qu'on a trop fait la fête, et que toi ma pauvre fille t'étais-dans-le-désert-et-t'es-pas-allé-bronzer-sur-une-plage-de-sable-blanc-depuis-que-t'es-arrivée. Et puis moi dans ma tête je pensais: je vous emmerde les gars, le désert c'était de la balle, et je peux aller surfer quand je veux d'abord! Sauf que le 'quand je veux' au final, il a pas été si fréquent que ça..
Du coup, quand ma pote hollandaise arrive tout sourire a la bibli et me dit que son copain australien va surfer samedi, et qu'il nous propose gentilement de l'accompagner, j'hésite pas deux secondes, et m'imagine déjà ridant les vagues australiennes, qui me font même pas peur!



Du coup, samedi matin, c'était réveil aux aurores. Après 45minutes de train, 1H30 dans la bagnole jaune de Darren a écouter les classiques du rock australien, américain voire finlandais, nous voici arrivés à Torquay, paradis des surfeurs et des fêtards pendant l'été, mais aussi tout début de la fameuse Great Ocean Road.
On loue planches et combinaisons parce que mine de rien c'est pas encore l'été et que l'eau est glaciale. Et puis c'est parti.
Première difficulté: porter la planche. Il est de notoriété publique que je suis loin d'avoir une force herculéenne, mais tout de même. Etant débutantes, les planches qu'on nous attribue sont immenses, et lourdes, soit disant pour que cela soit plus facile pour nous une fois dans l'eau. Tu parles ! La seule conséquence immédiate de la taille extravagante de nos boards fut une démoralisation globale et le sentiment grandissant qu'en fait il ne servait à rien de se charger d'illusions: le surf c'était pas vraiment pour nous, puisque même porter la planche de la voiture à la plage relevait du défi !
Deuxième difficulté: j'ai jamais été douée pour faire des pompes. Dans la voiture, Darren avec délicatement demandé combien de pompes nous pouvions faire. Après 5 secondes de silence affligeant, il concluait: 'Well, I am gonna have fun'. Déjà ça, c'était pas fait pour nous rassurer. Mais on a réellement compris la perspicacité de sa remarque quand on a essayé de s'entrainer sur la plage à passer d'une position allongée sur la planche à une position debout en équilibre sur cette même planche, en moins de 3secondes.
Troisième difficulté: Ne pas se prendre sa planche (ou celle des autres) en pleine face. Bien sur, pour éviter de devoir nager après sa planche pendant des siècles, celle-ci est attachée à notre cheville. Il est évident que ça a un coté pratique. Quand tu lâches ta planche (ce qui arrive relativement souvent étant donné la puissance de certaines vagues et surtout le fait que tu te casses la gueule 3/4 du temps en essayant de te tenir debout), t'as juste à tirer sur le fil et elle revient toute seule. Soit. Mais ça a aussi une immense inconvénient. D'abord, tu t'emmêles les pieds dans le fil une fois sur deux. Mais surtout, il arrive souvent que la planche, ayant atteint la limite autorisée par la taille du fil, te revienne de plein fouet en pleine tête, ou autre partie du corps. Et ça fait mal. Et puis, il y a aussi les planches des autres. Il est clair que beaucoup d'australiens, en leur qualité d'australiens, sont les rois de la vague. Il est aussi clair que pour devenir roi de la vague, ben il faut bien apprendre un jour. Il y a peut-être une part d'inné, mais tout le monde doit passer par la case débutant. Du coup, quand la plage est bondée et l'océan peuplé par des dizaines de pseudos surfeurs, un énorme effort d'esquive doit être maintenu afin de sauver sa vie. Personnellement, j'ai bien failli y laisser ma peau, quand une australienne se tenant pour la première fois fièrement debout sur sa planche ne m'a aperçue qu'au dernier moment, et à directement envoyé sa planche dans mes cervicales. 'Ooh, I am sooo sorry ! Are you okay ??' 'Yesse. I ame. (Now go away ou je vais te faire bouffer ta planche)'.

Conclusion et conséquences:
Donc, après 2h de 'surf', j'ai réussi à me tenir debout sur une planche, et effectivement rider une vague, deux fois !! Messieurs dames applaudissez, c'est de l'ordre du miracle ! J'ai aussi hérité de 14 bleus sur mes jambes et bras! J'ai encore des courbatures aujourd'hui (après 4 jours), à tel point que même couper du pain me fait mal ! Et enfin, je n'ai qu'une envie, c'est d'y retourner :)

1 commentaire:

  1. ahhh enfin le fameux surf Australien =)
    et oui c est un sport ^^ je confirme.

    et y'a pas un genre de film quand tu te ramasse les 3/4 du temps =P ?

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