mercredi 3 novembre 2010

Pre-exam holidays: Bah oui, il faut bien se detendre avant d'aller reviser.


Palm Cove Beach, Queensland



Josephine Falls, Queensland



Millaa Millaa Falls, Queensland

lundi 11 octobre 2010

J'ai testé pour vous: le surf sur les plages australiennes


Je me souviens très bien des derniers mots de certains de mes potes juste avant mon départ: 'T'as intérêt de revenir en mode professionnelle du surf pour pouvoir te la péter sur les plages françaises'. Or, j'ai réalisé il y a peu que oui, ca fait plus de 3 mois que je suis en Australie, et que non je n'ai pas encore touché un planche de surf, et que pire (!!), je n'ai pas encore a proprement parlé mis plus que les pieds dans l'eau d'une plage australienne. Ouais je sais: 'Bordel mais qu'est ce que tu fous de tes week-end frencha ??'. Mais que tout le monde cesse de se taper la tête contre un mur a cause de ma stupidité, j'ai enfin remédié a cette situation embarrassante le week-end dernier !
Ca faisait une semaine que la plupart des étudiants internationaux de la fac me racontaient leur awesome holidays sur la Gold Coast, a Byron Bay, au Surfer Paradise et j'en passe, me contant leurs prouesses (ou pas) sur une board tout en essayant de pas prendre de coups de soleil, tellement il faisait chaud et qu'on a trop fait la fête, et que toi ma pauvre fille t'étais-dans-le-désert-et-t'es-pas-allé-bronzer-sur-une-plage-de-sable-blanc-depuis-que-t'es-arrivée. Et puis moi dans ma tête je pensais: je vous emmerde les gars, le désert c'était de la balle, et je peux aller surfer quand je veux d'abord! Sauf que le 'quand je veux' au final, il a pas été si fréquent que ça..
Du coup, quand ma pote hollandaise arrive tout sourire a la bibli et me dit que son copain australien va surfer samedi, et qu'il nous propose gentilement de l'accompagner, j'hésite pas deux secondes, et m'imagine déjà ridant les vagues australiennes, qui me font même pas peur!



Du coup, samedi matin, c'était réveil aux aurores. Après 45minutes de train, 1H30 dans la bagnole jaune de Darren a écouter les classiques du rock australien, américain voire finlandais, nous voici arrivés à Torquay, paradis des surfeurs et des fêtards pendant l'été, mais aussi tout début de la fameuse Great Ocean Road.
On loue planches et combinaisons parce que mine de rien c'est pas encore l'été et que l'eau est glaciale. Et puis c'est parti.
Première difficulté: porter la planche. Il est de notoriété publique que je suis loin d'avoir une force herculéenne, mais tout de même. Etant débutantes, les planches qu'on nous attribue sont immenses, et lourdes, soit disant pour que cela soit plus facile pour nous une fois dans l'eau. Tu parles ! La seule conséquence immédiate de la taille extravagante de nos boards fut une démoralisation globale et le sentiment grandissant qu'en fait il ne servait à rien de se charger d'illusions: le surf c'était pas vraiment pour nous, puisque même porter la planche de la voiture à la plage relevait du défi !
Deuxième difficulté: j'ai jamais été douée pour faire des pompes. Dans la voiture, Darren avec délicatement demandé combien de pompes nous pouvions faire. Après 5 secondes de silence affligeant, il concluait: 'Well, I am gonna have fun'. Déjà ça, c'était pas fait pour nous rassurer. Mais on a réellement compris la perspicacité de sa remarque quand on a essayé de s'entrainer sur la plage à passer d'une position allongée sur la planche à une position debout en équilibre sur cette même planche, en moins de 3secondes.
Troisième difficulté: Ne pas se prendre sa planche (ou celle des autres) en pleine face. Bien sur, pour éviter de devoir nager après sa planche pendant des siècles, celle-ci est attachée à notre cheville. Il est évident que ça a un coté pratique. Quand tu lâches ta planche (ce qui arrive relativement souvent étant donné la puissance de certaines vagues et surtout le fait que tu te casses la gueule 3/4 du temps en essayant de te tenir debout), t'as juste à tirer sur le fil et elle revient toute seule. Soit. Mais ça a aussi une immense inconvénient. D'abord, tu t'emmêles les pieds dans le fil une fois sur deux. Mais surtout, il arrive souvent que la planche, ayant atteint la limite autorisée par la taille du fil, te revienne de plein fouet en pleine tête, ou autre partie du corps. Et ça fait mal. Et puis, il y a aussi les planches des autres. Il est clair que beaucoup d'australiens, en leur qualité d'australiens, sont les rois de la vague. Il est aussi clair que pour devenir roi de la vague, ben il faut bien apprendre un jour. Il y a peut-être une part d'inné, mais tout le monde doit passer par la case débutant. Du coup, quand la plage est bondée et l'océan peuplé par des dizaines de pseudos surfeurs, un énorme effort d'esquive doit être maintenu afin de sauver sa vie. Personnellement, j'ai bien failli y laisser ma peau, quand une australienne se tenant pour la première fois fièrement debout sur sa planche ne m'a aperçue qu'au dernier moment, et à directement envoyé sa planche dans mes cervicales. 'Ooh, I am sooo sorry ! Are you okay ??' 'Yesse. I ame. (Now go away ou je vais te faire bouffer ta planche)'.

Conclusion et conséquences:
Donc, après 2h de 'surf', j'ai réussi à me tenir debout sur une planche, et effectivement rider une vague, deux fois !! Messieurs dames applaudissez, c'est de l'ordre du miracle ! J'ai aussi hérité de 14 bleus sur mes jambes et bras! J'ai encore des courbatures aujourd'hui (après 4 jours), à tel point que même couper du pain me fait mal ! Et enfin, je n'ai qu'une envie, c'est d'y retourner :)

dimanche 3 octobre 2010

Awesomeness!



Oui, je sais, ça fait plus d'un mois que je n'ai pas visité ce blog. Mais, j'ai un alibi ! On peut dire que la vie s'est carrément accélérée ici-bas ces dernières semaines. Heureusement, le mid-semester break m'a permis de soufler un peu, voire beaucoup !

Je me suis donc accordée une belle semaine de vacances. Avec un petit groupe d'étudiant(e)s internationaux, on a embarqué samedi dernier pour Adelaide, capitale de la South Australia. La première épreuve fut les 3h de retard de notre avion, et l'attente dans le minuscule aéroport domestique de Melbourne... En même temps, quand tu choisis une compagnie aérienne qui s'appelle Tiger Airways, qui oblige ses hotesse et stewards a porter une chemise jaune, et que tu payes ton billet 30$, faut pas s'étonner. Et puis Tiger est réputé pour annuler des vols le jour J, donc on s'est estimé heureux au final. 1h30 de vol plus tard, on arrive à Adelaide. Nous, on s'était dit 'Ouuuais, c'est LA capitale de la South Australia, qui est une super grande région, etc. Ca doit ressembler à Melbourne et Sydney!' Et ben, on s'est bien planté. Le centre ville est bien petit, et bien sans gros buildings comme on avait l'habitude de voir. Et puis, c'était complètement désert. Pas un chat. Pas un australien bourré dans les rues. On a vité percuté qu'on est Samedi 25 Septembre; qu'il est 14h, et qu'aujourd'hui, c'est LA finale nationale du footy (Football australien). Ici le footy, c'est pas comme le football ou le rugby ou autre en France. C'est LE sport national, pas d'équivalence nulle part. Du coup, forcément tout le monde est a la maison avec des potes, ou dans un pub avec une bière. Pas nous. Faut dire qu'on est pas trop branché footy. On doit meme demander quelles sont les deux équipes en finale, mais discrètement, on n'a pas envie de se faire lyncher pour offense à la culture australienne... Au final, aucune de deux équipes ne remporte la finale. Egalité. Pour le coup, on est surpris: ils connaissent pas le temps additionnel ici ??! Non, ils préfèrent rajouter du suspense, et jouer une deuxième finale le samedi suivant ! Le soir, on attrape un tram pour aller passer la soirée, dans THE endroit branché de Adelaide: la plage de Glebelg. Ouais, je sais, le nom ça donne pas vraiment envie, mais l'endroit est sympa. On engouffre une énorme glace, se balade sur la plage, observe les étoiles.



Le lendemain, c'est le départ pour Alice Springs, via le GHAN !! Le Ghan, c'est un train mythique qui traverse l'Australie du Nord au Sud, de Darwin à Adelaide, avec une seule pause Alice Springs. Pour que vous aillez une idée, il faut 26h pour aller d'Adelaide a Alice avec ce train, qui voyage a une moyenne de 85km/h. C'est dans ce genre de situation que l'on se rend compte que l'Europe c'est vraiment tout petit. J'avoue qu'au départ, on s'était dit que 26h sans arrêts, c'est quand même super long, et qu'on aurait du mal à tenir en place. Du coup, j'avais prévu le coup: jeux de carte, cartes postales à écrire, bouquin, i-pod (sans écouteurs --'). Mais c'était sans compter sur le fait que je partais avec 5 autres personnes, dont 4 nanas les unes plus tarées que les autres, et surtout sans compter sur le fait qu'on allait faire plein de rencontres ! On a rapidement percuté qu'on allait pas s'ennuyer. On a d'abord rencontré deux australiens fort sympathiques, et avec la tchatche ! Mais, on a surtout rencontré nos 'counterpart'. Nous étions 5 filles en échange à Melbourne, elles étaient 5 filles en échange à Sydney. Elles avaient une hispanophone d'Amérique Latine, nous avions une hispanophone d'Amérique Latine. Nous avions une asiatique, elles avaient une asiatique. Elles avaient une française, nous avions, ben moi ^^. Elles avaient 2 autres européennes, nous avions deux autres européennes. Ensuite, elles allaient à Alice Springs, pour 5 jours, dont 3 jours de tour organisé dans le désert. Comme nous. Mieux, nous étions dans le même vol de retour vers Melbourne. Encore mieux, dans des sièges parfaitement à côté. Ensuite, on poussant la conversation un peu plus loin, on s'est rendu compte qu'encore une fois, le monde est petit. Deux d'entre elles restaient à Melbourne pour quelques jours. Elles dormaient chez un ami. Or, cet ami est à dans la université que moi, c'est le coloc de très bons amis à moi, et bien sur je le connais. Puis, je parle avec la française, lui dis que je suis a Sciences Po à Toulouse. Et on se découvre des connaissances communes à l'IEP qu'elle a visité l'année dernière, dans lequel elle à même assisté à notre cher cours de Religion et Société. On se dit que décidément, ça fait beaucoup d'un coup. Les rencontres c'est une chose, mais ce train permet aussi d'en prendre plein les yeux. Si la première journée, le paysage n'est pas si différent de l'Europe (même si très plat !!), au réveil le lendemain matin, on ouvre les yeux sur un désert de sable rouge, et il devient dur d'en détacher le regard !

26H plus tard, on arrive à ALICE SPRINGS, ville mythique par son isolation, au beau milieu de l'Australie. Alice ne ressemble en rien aux autres villes australiennes. Il faut au moins 30° toute l'année, 50° en été, 35° quand nous y étions. C'est une petite ville, pas de buildings, pas de périph. A vrai dire seulement 4 routes pour la quitter. L'ambiance y est toute aussi différente. Les souriants australiens sont bien loin. Il y a une certaine tension. Un bon nombre d'aborigènes ont fait le choix de vivre en ville, mais se heurtent généralement à précarité et pauvreté, et se réfugient dans l'alcool. Ensuite, tout est cher. Etant la seule ville à des kilomètres, ils peuvent se le permettre. Mais payer 5$ pour un café, ça fait toujours chier.
A côté de cela, il y a notre auberge de jeunesse. Et la c'est le paradis ! Accueil génial, chambre plus que correcte, douches et cuisine propres, piscine, écrans avec projection de films toute la journée et le soir (dont un au dessus de la piscine), décoration plus qu'originale, repas à 5$, musique live les soirs. On réalise vite qu'en fait notre auberge, c'est aussi THE place to go out at night in Alice !



Mardi, 5.30 du matin, début du tour ! Comme cet article commence sérieusement à être long, je vais résumer les trois jours d'un coup: INCROYABLE ! Des paysages magnifiques, un groupe génial, un guide plus que cool. Au programme, Uluru bien sur, Kings Canyon, balade en chameaux, nuits à la belle étoile, baignade dans des piscines naturelles, randonnées sous le soleil écrasant, levé et couché du soleil sur Uluru, the Olgas, culture aborigène, etc..
Jeudi soir, retour à l'auberge. Soirée arrosée avec tous le groupe.



Le vendredi, entre deux plongeons dans la piscine, on a décidé d'aller s'essayer au Didgeridoo, instrument de musique aborigène. On peut pas dire qu'on a été très douées.. Le soir, repas avec nos counterparts à l'auberge, diffusion du film de Luc Besson, Angel-A sur les écrans !

Samedi midi, départ et retour à la vie de Melbourne.

Best week ever :)

dimanche 22 août 2010

Sunset on suburbs




Parce que là où je vis c'est pas particulièrement joli, j'attends le couché du soleil pour prendre des photos !

samedi 7 août 2010

Pourquoi l'australienne ne bouge pas les pieds quand elle danse

Jeudi dernier, petite sortie entre ami(e)s dans un club. Quelques verres et on va se déhancher sur le dancefloor. Nous, européennes, commençons à nous trémousser, à imiter les différents styles de danseurs que tu peux trouver dans une boite de nuit, à libérer nos corps de toute pression sociale (je m'arrête là, je ne voudrais pas faire une A.S), bref, à sérieusement délirer. Mais rapidement, nous remarquons que notre déhanché est bien différent du "bougetonboule" australien. Les quelques filles qui nous entourent ne bougent par leurs pieds. Elles restent statiques jusqu'aux hanches, et se contentent de balancer le buste de gauche à droite, d'avant en arrière. Mais par dessous tout, elle dansent avec leurs mains. Mais attention, pas n'importe comment : de façon très pudique, le long du corps, juste une petite inclinaison du poignet à droite, et une petite inclinaison du poignet à gauche, etc. Au départ, on s'est trouvé un peu connes à gesticuler partout, et à occuper plus de 50cm² d'espace par personne. Et puis, on comprenait pas vraiment d'où venait cette mode de "moins tu bouges, mieux c'est".
En fait, l'explication est plutôt simple :


L'australienne porte des talons d'en moyenne 12cm pour sortir le soir, et attention, pas des compensés, ça serait de la triche, des bons hauts talons aiguilles ! Ensuite, sa robe s'arrête généralement très, très, très près de la salle des fêtes. Ca a d'ailleurs valu notre premier choc émotionnel à Chloé et moi la première semaine : 5° dehors, et toutes les nanas presque à poil dans la rue. Oui parce qu'autre chose, l'australienne ne prend pas de veste ou de manteau pour sortir, même s'il pleut des cordes, ou qu'il fait -5°. Bon faut dire que le vestiaire, c'est pas donné, quand la nana te demande 12dollars pour un sac et un manteau, ça reste en travers de la gorge, mais quand même !

Du coup, on a vite compris pourquoi les australiennes dansent de façon statique : 1) avec 12cm de talons, si tu fais trop de pas, tu multiplies les chances de te briser une cheville, ou pire (!!) de casser ton talon ! 2) avec une robe à ras de la salle de fête, si tu trémousse un peu trop ou lèves les bras trop haut, tu risques rapidement de te retrouver à moitié nue, la robe au niveau des hanches... Donc les australiennes, elles font un sacrifice : elles choisissent d'être habillées comme ce que l'on appellerait en Europe une péripatéticienne, au lieu de perdre des calories en gigotant sur la piste de danse. Chacun son truc !

mercredi 4 août 2010

Marie Brunerie, sors de ce corps !!!

"- Hi !
- Hi ! You're in one of my class right ?
- Yes, I am ! Do you know if this train stops at Carnegie ?
- It does ! We are in History together right ?
- That's it ! Sorry, what's your name again ?
- Josh and you ?
- Louise, nice to meet you.
- Huuum, where does that accent come from ?"


Et merde, moi qui pensais qu'il n'y avait vu que du feu !

Il est apparemment assez évident de dire que je ne suis pas australienne. Les choses se compliquent quand les gens tentent de savoir d'où je viens. J'ai entendu un bon nombre d'hypothèses depuis que je suis là.

Tout d'abord, il y a ceux qui percutent au bout de quelques phrases que je suis française. En même temps quand j'entends parler des français en anglais, au café ou dans le train, je grille direct aussi, alors je suppose que c'est assez repérable. Du coup, ça donne généralement ça : " OOOHH, you're French !! That's so cute ! Wait, wait ... Jeee ne parl pa bocuuuuuu le francééééé, was it right?". Ca c'est la version fille. La version mec, c'est plutôt "Ohh, you're French ?!! Awesome ! Baysay moi !!" avec le grand sourire genre "je suis trop fier de moi" qui suit.

Ensuite, j'ai eu droit à un bon nombre de pays européens. Un type au café m'a demandé si j'étais autrichienne. Va savoir à quoi ressemble l'accent autrichien ! Un autre client, après que lui avoir demandé d'épeler son nom (oui parce qu'au café, on demande le prénom de la personne quand elle prend à emporter) m'a aussi dit un jour,"Oh, you're Irish !". "Huuum, no". La encore une fois, j'ai pas vraiment compris pourquoi, parce bon il faut bien le dire l'accent irlandais, c'est quand même très particulier quoi, et plutôt repérable.. Je parle en expérience de cause, un de mes plus proche ami ici est irlandais, et il fait pas semblant avec son accent...

Enfin, la plupart des gens, plus nombreux que ceux qui grillent que je suis française, pensent que je suis américaine .. Par exemple, le gars de la conversation plus haut, s'est étonné de ma nationalité, précisant "You sound american!", et c'est loin d'être le premier. On me demande généralement ensuite si je suis allé aux Etats-Unis, si j'y ai vécu. Ma réponse est souvent "J'avais une prof américaine" et là, je vois la plupart du temps leurs visages s'illuminer de la lumière de la compréhension, et leurs bouches prononcer un haut "AAAHHH". Quand je réponds à cette question, j'hésite souvent entre parler de Marie Brunerie, ou leur expliquer mon addiction à Gossip Girl. Marie Brunerie fout souvent la raclée à Dan Humphrey...

Au final, ils sont souvent étonnés que je sois française, et prononcent l'habituelle phrase "Oh, I thought French people were bad at languages !" et ça, ça fait plaisir. Au delà de l'énième cliché sur la France que contient cette remarque, ça veut dire que quelque part, je m'en sors pas si mal :)

jeudi 29 juillet 2010

"Have you done your readings for today ?"

"S'il vous plait [Oui, parce que l'Australien est poli], choisissez 3 ou 4 cours parmi les 8 qui vous ont été approuvés."

"3 OU 4 ??? Attends, il y a 2 ou 3h de cours par matières par semaine. Admettons qu'on en prenne 4 et qu'ils soient 4 gros cours, avec 3h chacun par semaine, ça donnerait au max, 12H de cours par semaine !! AAAH Comment ils glandent en Australie !!"

Ca c'était notre réaction, à Chloé et moi, pendant la semaine d'orientation.

Ayant fait ce calcul, aussi compliqué qu'il soit, on a chacune pris 4 cours. Moi je m'en sortais avec 10h de cours par semaine, et elle 9. Alors, on s'est dit qu'on allait s'ennuyer. On a donc cherché et trouvé du travail. On travaille entre 12h et 22h (voire plus) par semaine. Du coup, c'est un peu comme si on faisait les 35h ! Bref, ça occupe la semaine.




Le truc, c'est qu'entre temps, les cours ont commencé. Et on peut dire qu'on déchante.

La première semaine, j'ai rencontré un australien lors d'un de mes cours. Comme on avait un peu de temps avant la lecture, on va prendre un café sur le campus. On commence à papotter, et je lui raconte qu'en France, on a au moins 7 cours différents, et entre 20 et 25h de cours par semaine. Choqué, il me demande "How can you do that ? It's not human !". Je lui répond humblement "Oh, tu sais, il suffit de se lever tous les matins".

Ce n'est que peu après que j'ai compris son effroi !

En France, on a peut être 20h de cours par semaine, mais à côté de ça, on croule pas sous le travail : quelques disserts, deux ou trois textes, et encore.

En Australie, ils voient les choses différemment.
Pour chaque lecture (amphi), on doit lire des textes obligatoires. Par exemple, pour mon 2ème cours de Terrorisme, je devais tout simplement lire 100 pages ! On a ensuite d'autres readings pour les tutorials. Pour certains cours se sont les mêmes, mais dans mon cas, non. En gros, c'est comme si chacune de mes heures de cours était une heure de TD avec Forest. Là, vous me direz, "Oui, mais les textes à lire pour les lectures, tu peux zapper, t'es pas contrôlée!". ERREUR ! Pour mon cours de Droit de l'Homme par exemple, je dois avant chaque lecture, obligatoirement remplir un quizz à mon nom sur la plate forme internet du cours. Cela compte pour 10% de ma note finale. De la même façon, pour mon cours d'histoire des religions, je dois chaque semaine répondre à une question, environ 20 lignes, sur les textes à lire. De même pour mon cours sur le Crime et les Médias. Ensuite, les tutorials fonctionnement comme des TD normaux, c'est à dire qu'on est interrogés sur les textes qu'on a du lire...
Sachant qu'il me faut environ 1h pour lire 10 pages d'un texte en anglais (et pas de l'anglais from Harry Potter...) en prenant des notes et que je dois en moyenne lire 300 pages par semaine, j'ai donc 30h par semaine consacrées à mes devoirs (sans compter les research essays). Ca nous donne en gros une semaine de 60h..

En fait en Australie, ils se la coulent pas si douce, à moins que ça soit en France qu'on glande.


Photo : Readings pour un semestre, pour un cours.