Il y a quelques mois, je me baladais dans les rues de Bangkok (cool hein?!) avec mon acolyte voyageuse. On entends souvent dire que Bangkok est une ville aux milles couleurs et aux milles odeurs. Jamais cette expression n'a jamais été plus justifiée que lorsque l'on traverse les étalages des marchés de cette mégalopole surpeuplée: épices de toutes sortes, fruits, poissons, odeur de riz qui cuit, et j'en passe. Si le mélange des couleurs est toujours magnifique, les odeurs, elles, peuvent changer d'un étal à l'autre et finir par provoquer un haut le cœur à nous pauvres occidentaux habitués à vivre dans une société aseptisée. Justement, alors que je me baladait dans ses marchés depuis quelques jours, à de nombreuses reprises une odeur particulière envahissait mon nez et me donnait presque envie de vomir. Chloé, elle, ne sentait rien de particulier, aucune odeur qui aurait pu la déranger outre mesure. Elle regardait avec étonnement le dégout qui transparaissait sur mon visage.
Et puis, est venu le jour où nous avons choisi de gouter au Pad Thai, l'un des plats traditionnels de la Thailande, et surement l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur. Il faut dire que ce pays regorge de plats tous aussi délicieux les uns que les autres, et la 'street food' devient rapidement un réflexe, meilleur ennemi de notre ligne tant les tentations sont nombreuses. Quoiqu'il en soit, à la première bouchée de Pad Thai, et avant même que la nourriture atteigne mon palais, cette odeur qui me déplaisait tant avait déjà envahit mon nez. Avec surprise je regardais alors ce que supportaient mes baguettes (Oui, je sais maintenant manger avec des baguettes, et je dois dire que je suis assez fière parce que je reviens de loin – des années et des années d'handicap profond dans tous les restos asiatiques, ca traumatise!). Oh surprise, mon assiette était parsemée de ce qui ressemblée à une herbe verte, une épice je supposais. Dégoutée, et à la fois excitée d'avoir enfin pu découvrir la source de mes hauts le cœur, je m'adressais alors calmement à Chloé « Bordel mais c'est cette merde qui sent si fort!! ». Elle m'expliquait alors que ce truc dégueulasse est tout simplement connu sous le nom de « coriandre ». Depuis je sais que la coriandre et moi, on ne fait pas bon ménage.
Mais alors vous me direz quel est le rapport entre le "pad thai" de Bangkok et ma petite vie péruvienne. En fait, le lien est simple. Le Pérou, comme la Thailande, est connu pour être un fief culinaire. On pourrait alors dire que le « ceviche » (poisson cuit dans une marinade de citron) est au Pérou ce que le « pad thai » est à la Thailande, le plat traditionnel le plus connu, et donc celui trouvable dans n'importe quel resto. Arrive mon premier jour au Pérou. Je participe au déjeuner hebdomadaire des volontaires de l'ONG dans un resto. Bien entendu, je me dis 'Tiens, si tu goutais le fameux ceviche! ». On m'apporte le plat. Ca a l'air bon. Mais c'est bien connu, l'habit ne fait pas le moine. Je met la fourchette à la bouche, grimace. Et merde. Il y a de la coriandre dans le « ceviche ». Echec.
La coriandre (Coriandrum sativum) est une plante herbacée annuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). Ses feuilles, ses fruits et ses racines sont utilisés en cuisine, surtout en Asie, en Amérique latine et dans la cuisine méditerranéenne. Wikipédia.
Une belle note qui ouvre l'appétit !
RépondreSupprimerBon courage dans tes nouvelles aventures ;)
Tibaut