Il y a quelques mois, je me baladais dans les rues de Bangkok (cool hein?!) avec mon acolyte voyageuse. On entends souvent dire que Bangkok est une ville aux milles couleurs et aux milles odeurs. Jamais cette expression n'a jamais été plus justifiée que lorsque l'on traverse les étalages des marchés de cette mégalopole surpeuplée: épices de toutes sortes, fruits, poissons, odeur de riz qui cuit, et j'en passe. Si le mélange des couleurs est toujours magnifique, les odeurs, elles, peuvent changer d'un étal à l'autre et finir par provoquer un haut le cœur à nous pauvres occidentaux habitués à vivre dans une société aseptisée. Justement, alors que je me baladait dans ses marchés depuis quelques jours, à de nombreuses reprises une odeur particulière envahissait mon nez et me donnait presque envie de vomir. Chloé, elle, ne sentait rien de particulier, aucune odeur qui aurait pu la déranger outre mesure. Elle regardait avec étonnement le dégout qui transparaissait sur mon visage.
Et puis, est venu le jour où nous avons choisi de gouter au Pad Thai, l'un des plats traditionnels de la Thailande, et surement l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur. Il faut dire que ce pays regorge de plats tous aussi délicieux les uns que les autres, et la 'street food' devient rapidement un réflexe, meilleur ennemi de notre ligne tant les tentations sont nombreuses. Quoiqu'il en soit, à la première bouchée de Pad Thai, et avant même que la nourriture atteigne mon palais, cette odeur qui me déplaisait tant avait déjà envahit mon nez. Avec surprise je regardais alors ce que supportaient mes baguettes (Oui, je sais maintenant manger avec des baguettes, et je dois dire que je suis assez fière parce que je reviens de loin – des années et des années d'handicap profond dans tous les restos asiatiques, ca traumatise!). Oh surprise, mon assiette était parsemée de ce qui ressemblée à une herbe verte, une épice je supposais. Dégoutée, et à la fois excitée d'avoir enfin pu découvrir la source de mes hauts le cœur, je m'adressais alors calmement à Chloé « Bordel mais c'est cette merde qui sent si fort!! ». Elle m'expliquait alors que ce truc dégueulasse est tout simplement connu sous le nom de « coriandre ». Depuis je sais que la coriandre et moi, on ne fait pas bon ménage.
Mais alors vous me direz quel est le rapport entre le "pad thai" de Bangkok et ma petite vie péruvienne. En fait, le lien est simple. Le Pérou, comme la Thailande, est connu pour être un fief culinaire. On pourrait alors dire que le « ceviche » (poisson cuit dans une marinade de citron) est au Pérou ce que le « pad thai » est à la Thailande, le plat traditionnel le plus connu, et donc celui trouvable dans n'importe quel resto. Arrive mon premier jour au Pérou. Je participe au déjeuner hebdomadaire des volontaires de l'ONG dans un resto. Bien entendu, je me dis 'Tiens, si tu goutais le fameux ceviche! ». On m'apporte le plat. Ca a l'air bon. Mais c'est bien connu, l'habit ne fait pas le moine. Je met la fourchette à la bouche, grimace. Et merde. Il y a de la coriandre dans le « ceviche ». Echec.
La coriandre (Coriandrum sativum) est une plante herbacée annuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). Ses feuilles, ses fruits et ses racines sont utilisés en cuisine, surtout en Asie, en Amérique latine et dans la cuisine méditerranéenne. Wikipédia.
mercredi 23 mars 2011
samedi 12 mars 2011
Charmes péruviens, ou comment mon premier jour de stage s'est transformé en alerte Tsunami
Nous sommes vendredi 11 Mars 2011. Je suis arrivée la veille au Pérou et j'émerge tranquillement de mon léger sommeil toujours chargé de décalage horaire. Il est 7h du matin et j'ai les yeux grand ouverts. J'attrape mon PC, bien consciente de la chance que j'ai d'avoir le wifi dans une ville péruvienne de moins de 7000 habitants. Automatiquement, je me connecte à Facebook. Il est presque de mon devoir de faire savoir à mes amis et famille que je suis en vie, et que mieux que ça, j'adore la ville et mes colocs sont cools! A peine en ligne, Sarah F vient me parler, me demande si je vais bien, et sans même attendre ma réponse, me demande si je vais à la plage aujourd'hui. Pour provoquer sa jalousie, et me la péter un peu sur le fait que je vis à 500m d'une plage envahie de surfeurs, je réponds fièrement que bien sur je vais aller me faire dorer la pilule aujourd'hui et qu'il serait même un sacrilège de ne point y aller vu la température ambiante. Un quart de seconde après un gros 'Nooooon' apparaît sur mon écran, rapidement suivi d'un « Il y a un tsunami qui vient de frapper le Japon et qui va toucher toutes les côtes du Pacifique, et donc le Pérou ». Connaissant l'humour de Sarah F. et intuitant le fait que sa jalousie doit la ronger, elle qui est dans le froid de l'hiver français, ma réponse de se fait pas attendre : « ahahahaha , c'est cela oui!». A cela un « Bordel mais t'as pas les infos dans ton bled » me revient droit dans la figure. La, dans ma tête, il y a comme un bouton rouge qui s'allume: Et merde. Je google les mots « tsunami + Japon », et une liste de gros titres de journaux européens envahie ma page. Re merde. Je me renseigne un peu. Bon que faire? Je descend dans la cuisine. Une de mes colocs est levée. Je lui raconte le truc. Elle hallucine, et puis me lance « welcome to Peru! » avec un grand sourire. J'avoue que celle-là, je l'avais pas vu venir. Peu à peu, toute la maison se réveille et l'info circule, dans la maison. Le reste de la ville ne semble pas vraiment agité, et à vrai dire, je ne suis pas particulièrement étonnée! On discute un peu, et puis on se dit qu'après tout, le Pérou ne devrait être touché qu'en début de soirée, donc nous vaquons tous à nos activités respectives. Mon stage est sensé commencer cette aprem. A midi, j'ai rendez-vous avec la directrice d'une des écoles dans laquelle je vais « enseigner » l'anglais. Nous nous y rendons avec mon maitre de stage, et curieusement, il n'y a aucun enfant dans l'école. Nous apprenons qu'ils ont tous été renvoyés chez eux, pour cause de tsunami, tiens donc, quelle surprise! Je conclus donc que oui, les gens sont au courant ici! Après une heure de discussion et de mise en contexte sur l'école, je rentre à la maison. J'ai quelques heures avant d'aller avec d'autres volontaires vers la deuxième partie de mon volontariat : faire de l'animation avec des gamins. J'en profite pour zoner sur internet, parler à deux ou trois amis, et réaliser que, alors que l'Equateur et le Chili, nos voisins sur le Pacifique, ont déjà fait évacuer leurs côtes, le Pérou se tourne les pousses. Tout va bien, je vais bien! Nous partons avec d'autres volontaires vers la rampe de skate quand nous croisons un autre des volontaires. Il nous apprend alors que le Pérou vient enfin de lancer une alerte « préventive » de Tsunami (mieux vaut tard que jamais, peut-être avaient-ils des doutes),et que la ville fait évacuer les 3 premiers blocs les plus près de la plage. Il nous dit aussi que le plan pour ce soir est que nous nous retrouvions tous à l'Eglise de Huanchaco, située sur les hauteurs de la ville. Ma maison se trouve au bloc 7, et ne court donc à priori aucun risques. Nous commençons à nous avancer vers la rampe de skate où nous devons trouver les petits, à 30minutes de marche. Il est déjà 16h30. L'impact du tsunami est prévu pour 19h. Nous devons retrouver les autres à 18h. En montant, nous passons par l'Eglise, déjà assaillie de monde. Là, un responsable de la police locale nous informe que la vague pourrait en fait être de 2metres plus haute que les vagues habituelles, et déferler à plus de 50km/h. Réalisant qu'il est inutile d'aller voir les gamins, puisqu'il se fait tard, et que nombre d'entre eux ne pointeront pas le bout de leur nez vu les circonstances, nous renonçons, et préférons retourner à la maison mettre nos objets de valeur en hauteur. Ma coloc du rez-de-chaussée vient mettre ses affaires dans ma chambre du 1er étage, et vers 17h30, nous nous dirigeons vers l'Eglise, en nous arrêtant acheter des crackers, parce que la nuit va peut-être être longue...
En arrivant en haut, nous peinons à trouver une place assise tant il y a de monde. Il faut dire que nous sommes nombreux. Nous avons les crackers, d'autres ont la bière. Nous décidons qu'après tout, nous pourrions faire un « tsunami pic-nic ». Alors oui bien sur, cela peut être considéré comme un acte horrible. En effet, nous sommes tous un peu excité par l'évènement. Un tsunami, ce n'est (à priori) qu'une fois dans sa vie. Nous nous sentons un peu mal de réagir comme ça, alors que ça a couté la vie à des milliers de personnes, et que nous sommes presque à faire la fête, armés de nos appareils photo. Plus le temps passe, plus l'on nous annonce que l'heure d'impact se décale. Finalement, la nuit tombe. Il est désormais impossible de distinguer l'eau de la nuit noire sans lune de Huanchaco. Nous commençons à trouver le temps long et à penser qu'au final, rien ne se passera. Vers 20h, on nous annonce qu'il y aura 6 à 8 vagues: la première d'ici quelques minutes, et les autres espacées d'une demi-heure environ. Nous ne voyons rien du tout. Vers 20h30, on nous annonce cette fois qu'il n'y aura que 3 vagues. A 21h, nous pouvons redescendre, apparemment hors de danger, le tsunami est passé, pour le coup inaperçu. Je dois dire que nos sentiments sont partagés. Il y a beaucoup de soulagement mais aussi un peu de déception de ne pas avoir vu et vécu LA vague comme dans le dernier Clint Eastwood! Affamés, nous descendons manger un burger péruvien. Mais alors qu'on sort du resto, nous voyons des gens courir dans la rue, criant « hay agua, hay agua!! ». Nous nous surprenons alors à sprinter en se tenant la main pour (re)monter à l'Eglise. Arrivés en haut, essoufflés,nous trouvons des gens pleurant, passant des coups de fil à droite à gauche. D'autres portent leur grand-père en fauteuil roulant en haut des marches. 15 minutes après, on apprend qu'il s'agissait d'une fausse alerte. Mais voilà, nous avons vécu un moment ensemble, et nous en venons même à conclure que « Well, tsunami brings people together, more than Nokia ».
Il est 23h30, on rentre à la maison, on se change, on se refait une beauté. Cela ne va pas nous empêcher de sortir! Au bout d'une heure de vagabondage dans les rues, on se rend compte qu'en fait si, le tsunami va nous empêcher de sortir: tout est fermé. On marche alors le long de la promenade qui longe la plage. Il y a énormément de locaux. On s'approche, et un gars nous dit que le tsunami arrive en fait maintenant, au du moins, que la 3ème vague est en approche. En moins de 5 minutes les vagues ont envahit la plage, qui n'existe plus, et la promenade s'est faite arroser. Nous, nous avons couru dans la rue un peu plus haut, et regardons notre premier tsunami les yeux grand ouverts. Et puis, soudainement, la mer recule. Elle recule énormément. Les péruviens la suivent, vont ramasser certains des déchets que la mer à fait remonter sur la plage. Un type nous apprend que la 4ème vague, dans une heure environ, sera la plus grosse. Nous, on n'est pas rassurées. On préfère rentrer.
Le lendemain, au réveil, la ville est étrangement calme. On va se balader sur la promenade. Tout est humide autour, et il y a des flaques dans la rue. Les premières maisons ont leurs portes ouvertes, et quelques terrasses sèchent. Il est midi, nous nous asseyons sur la plage, sale. Au bout d'une heure, la police nous demande de quitter la plage. Il y a une vague qui vient. A nouveau la plage disparaît sous l'eau. L'alerte « préventive » est en cours jusqu'à ce soir.
Bienvenue au Pérou!
mardi 11 janvier 2011
Mobilité, Acte 1: La fin est proche
Un semestre en échange dans une université étrangère ne peut pas se résumer en un article, ni en un blog, ni même se résumer tout court.

Il y a les rencontres éphémères, les gens qui ont compté, ceux qui nous ont aidé, ceux qui ont donné des conseils de merde, ceux qui avaient déjà vécu tellement de choses que ça en devenait blazant, ce qui ne nous ont pas aidé, ceux qui nous ont amené à prendre des décisions géniales, ceux qui faisaient partie du paysage, et ceux sans qui tout aurait été bien différent.

Il y a les voyages, les courts comme les longs, les plans foireux (Sydney sans logement), les extraordinaires (Thailande), ceux où on en a pris plein la gueule tellement c'était beau (Tasmanie, Nouvelle Zelande), ceux où on a rencontré des gens exceptionnels (Outback, Cairns, Thailande), les situations où on a eu l'impression qu'on se sortirai jamais de la merde (BKK & Chiang Dao), ceux qui nous marqué à jamais et nous ont fait comprendre que désormais voir le reste du monde n'était pas une option mais une nécessité (Thailande). Tous, d'une façon ou d'une autre, nous ont fait grandir.

Puis, il y a Melbourne, cadre extraordinaire sans qui tout aurait été différent.

Enfin, il y a l'intensité. La mobilité est une bulle. C'est vivre 6 mois dans un monde différent, c'est recommencer à zéro. Du coup, forcément, tout est vécu plus vite et plus fort. Ce sont les relations humaines qui en sont le témoin. Amitiés et amours se lient à une vitesse hors du commun. Si bien sur on rencontre des gens géniaux, on va inconsciemment s'attacher à eux sans scrupules, parce que justement, on sait que ça ne durera pas.

Tous ces éléments font que je me retrouve à 5 jours de mon départ de Melbourne, alors que la ville a déjà été désertée par la plupart des étudiants en échange du semestre, et après assisté au feu d'artifice du Harbour Bridge de Sydney pour Nouvel An 2011 et avoir passé 10 jours en Nouvelle Zélande, avec une boule au ventre. Celle de devoir tourner une page et dire au revoir à 6 mois que j'aurais du mal à oublier.
Celle de devoir retourner à la réalité.
Il y a les rencontres éphémères, les gens qui ont compté, ceux qui nous ont aidé, ceux qui ont donné des conseils de merde, ceux qui avaient déjà vécu tellement de choses que ça en devenait blazant, ce qui ne nous ont pas aidé, ceux qui nous ont amené à prendre des décisions géniales, ceux qui faisaient partie du paysage, et ceux sans qui tout aurait été bien différent.

Il y a les voyages, les courts comme les longs, les plans foireux (Sydney sans logement), les extraordinaires (Thailande), ceux où on en a pris plein la gueule tellement c'était beau (Tasmanie, Nouvelle Zelande), ceux où on a rencontré des gens exceptionnels (Outback, Cairns, Thailande), les situations où on a eu l'impression qu'on se sortirai jamais de la merde (BKK & Chiang Dao), ceux qui nous marqué à jamais et nous ont fait comprendre que désormais voir le reste du monde n'était pas une option mais une nécessité (Thailande). Tous, d'une façon ou d'une autre, nous ont fait grandir.

Puis, il y a Melbourne, cadre extraordinaire sans qui tout aurait été différent.

Enfin, il y a l'intensité. La mobilité est une bulle. C'est vivre 6 mois dans un monde différent, c'est recommencer à zéro. Du coup, forcément, tout est vécu plus vite et plus fort. Ce sont les relations humaines qui en sont le témoin. Amitiés et amours se lient à une vitesse hors du commun. Si bien sur on rencontre des gens géniaux, on va inconsciemment s'attacher à eux sans scrupules, parce que justement, on sait que ça ne durera pas.
Tous ces éléments font que je me retrouve à 5 jours de mon départ de Melbourne, alors que la ville a déjà été désertée par la plupart des étudiants en échange du semestre, et après assisté au feu d'artifice du Harbour Bridge de Sydney pour Nouvel An 2011 et avoir passé 10 jours en Nouvelle Zélande, avec une boule au ventre. Celle de devoir tourner une page et dire au revoir à 6 mois que j'aurais du mal à oublier.
Celle de devoir retourner à la réalité.
dimanche 19 décembre 2010
Petit exercice de statistiques
L'année 2010 fut une grande année. Grande en distances et kilomètres parcourus.
Il faut tout d'abord savoir qu'en empruntant 14 vols différents au cours des 12 mois derniers, j'ai 1)littéralement explosé mes records des années précédentes - ma moyenne se trouvant autour des 2 vols par an, et encore - et 2)quasiment vaincue ma peur du décollage et ai fait de nets progrès sur ma réaction aux turbulences.
Il faut en suite préciser que la totalité de ces 14 vols s'est déroulée dans les 6 mois séparant le 28 Juin 2010 (date de mon départ en mobilité) et le 24 Décembre 2010 (dernier vol prévu de l'année direction Sydney). Cet élément nous permet de conclure qu'au cours de mes 6 mois en Australie, j'ai en moyenne pris l'avion plus d'une fois toutes les deux semaines.
Cependant, il s'avère qu'à eux seuls, les mois de Novembre 2010 et Décembre 2010 regroupent 7 des 14 vols comptabilisés. Cela nous amène à deux nouvelles conclusions: 1)je profite de mes vacances puisque j'ai pris presque un vol chaque semaine depuis Novembre, 2)il est désormais plus facile de comprendre pourquoi ce blog est tombé à l'abandon ces deux derniers mois!
Je prends alors conscience que l'année 2010 n'aura pas été une année écologiste. Prendre un vol par semaine ne va pas aider à sauver la planète. Du coup, j'ai pensé à prendre une bonne résolution pour 2011: prendre moins l'avion et si possible sauver la planète.
Sauf que voilà, comme toutes les autres, cette résolution va tomber à l'eau très vite, voire même moins d'un jour après avoir été prononcée. Mon premier vol de l'année 2011 est prévu le 1er Janvier 2011 à 19h45, direction la Nouvelle Zélande. Et le mois de Janvier comptabilise déjà 5 vols. Peut-être suis-je en route vers un nouveau record. Ou peut-être est-ce seulement un effet secondaire de la mobilité.
Insomniaquement votre.
Il faut tout d'abord savoir qu'en empruntant 14 vols différents au cours des 12 mois derniers, j'ai 1)littéralement explosé mes records des années précédentes - ma moyenne se trouvant autour des 2 vols par an, et encore - et 2)quasiment vaincue ma peur du décollage et ai fait de nets progrès sur ma réaction aux turbulences.
Il faut en suite préciser que la totalité de ces 14 vols s'est déroulée dans les 6 mois séparant le 28 Juin 2010 (date de mon départ en mobilité) et le 24 Décembre 2010 (dernier vol prévu de l'année direction Sydney). Cet élément nous permet de conclure qu'au cours de mes 6 mois en Australie, j'ai en moyenne pris l'avion plus d'une fois toutes les deux semaines.
Cependant, il s'avère qu'à eux seuls, les mois de Novembre 2010 et Décembre 2010 regroupent 7 des 14 vols comptabilisés. Cela nous amène à deux nouvelles conclusions: 1)je profite de mes vacances puisque j'ai pris presque un vol chaque semaine depuis Novembre, 2)il est désormais plus facile de comprendre pourquoi ce blog est tombé à l'abandon ces deux derniers mois!
Je prends alors conscience que l'année 2010 n'aura pas été une année écologiste. Prendre un vol par semaine ne va pas aider à sauver la planète. Du coup, j'ai pensé à prendre une bonne résolution pour 2011: prendre moins l'avion et si possible sauver la planète.
Sauf que voilà, comme toutes les autres, cette résolution va tomber à l'eau très vite, voire même moins d'un jour après avoir été prononcée. Mon premier vol de l'année 2011 est prévu le 1er Janvier 2011 à 19h45, direction la Nouvelle Zélande. Et le mois de Janvier comptabilise déjà 5 vols. Peut-être suis-je en route vers un nouveau record. Ou peut-être est-ce seulement un effet secondaire de la mobilité.
Insomniaquement votre.
mercredi 3 novembre 2010
lundi 11 octobre 2010
J'ai testé pour vous: le surf sur les plages australiennes

Je me souviens très bien des derniers mots de certains de mes potes juste avant mon départ: 'T'as intérêt de revenir en mode professionnelle du surf pour pouvoir te la péter sur les plages françaises'. Or, j'ai réalisé il y a peu que oui, ca fait plus de 3 mois que je suis en Australie, et que non je n'ai pas encore touché un planche de surf, et que pire (!!), je n'ai pas encore a proprement parlé mis plus que les pieds dans l'eau d'une plage australienne. Ouais je sais: 'Bordel mais qu'est ce que tu fous de tes week-end frencha ??'. Mais que tout le monde cesse de se taper la tête contre un mur a cause de ma stupidité, j'ai enfin remédié a cette situation embarrassante le week-end dernier !
Ca faisait une semaine que la plupart des étudiants internationaux de la fac me racontaient leur awesome holidays sur la Gold Coast, a Byron Bay, au Surfer Paradise et j'en passe, me contant leurs prouesses (ou pas) sur une board tout en essayant de pas prendre de coups de soleil, tellement il faisait chaud et qu'on a trop fait la fête, et que toi ma pauvre fille t'étais-dans-le-désert-et-t'es-pas-allé-bronzer-sur-une-plage-de-sable-blanc-depuis-que-t'es-arrivée. Et puis moi dans ma tête je pensais: je vous emmerde les gars, le désert c'était de la balle, et je peux aller surfer quand je veux d'abord! Sauf que le 'quand je veux' au final, il a pas été si fréquent que ça..
Du coup, quand ma pote hollandaise arrive tout sourire a la bibli et me dit que son copain australien va surfer samedi, et qu'il nous propose gentilement de l'accompagner, j'hésite pas deux secondes, et m'imagine déjà ridant les vagues australiennes, qui me font même pas peur!
Du coup, samedi matin, c'était réveil aux aurores. Après 45minutes de train, 1H30 dans la bagnole jaune de Darren a écouter les classiques du rock australien, américain voire finlandais, nous voici arrivés à Torquay, paradis des surfeurs et des fêtards pendant l'été, mais aussi tout début de la fameuse Great Ocean Road.
On loue planches et combinaisons parce que mine de rien c'est pas encore l'été et que l'eau est glaciale. Et puis c'est parti.
Première difficulté: porter la planche. Il est de notoriété publique que je suis loin d'avoir une force herculéenne, mais tout de même. Etant débutantes, les planches qu'on nous attribue sont immenses, et lourdes, soit disant pour que cela soit plus facile pour nous une fois dans l'eau. Tu parles ! La seule conséquence immédiate de la taille extravagante de nos boards fut une démoralisation globale et le sentiment grandissant qu'en fait il ne servait à rien de se charger d'illusions: le surf c'était pas vraiment pour nous, puisque même porter la planche de la voiture à la plage relevait du défi !
Deuxième difficulté: j'ai jamais été douée pour faire des pompes. Dans la voiture, Darren avec délicatement demandé combien de pompes nous pouvions faire. Après 5 secondes de silence affligeant, il concluait: 'Well, I am gonna have fun'. Déjà ça, c'était pas fait pour nous rassurer. Mais on a réellement compris la perspicacité de sa remarque quand on a essayé de s'entrainer sur la plage à passer d'une position allongée sur la planche à une position debout en équilibre sur cette même planche, en moins de 3secondes.
Troisième difficulté: Ne pas se prendre sa planche (ou celle des autres) en pleine face. Bien sur, pour éviter de devoir nager après sa planche pendant des siècles, celle-ci est attachée à notre cheville. Il est évident que ça a un coté pratique. Quand tu lâches ta planche (ce qui arrive relativement souvent étant donné la puissance de certaines vagues et surtout le fait que tu te casses la gueule 3/4 du temps en essayant de te tenir debout), t'as juste à tirer sur le fil et elle revient toute seule. Soit. Mais ça a aussi une immense inconvénient. D'abord, tu t'emmêles les pieds dans le fil une fois sur deux. Mais surtout, il arrive souvent que la planche, ayant atteint la limite autorisée par la taille du fil, te revienne de plein fouet en pleine tête, ou autre partie du corps. Et ça fait mal. Et puis, il y a aussi les planches des autres. Il est clair que beaucoup d'australiens, en leur qualité d'australiens, sont les rois de la vague. Il est aussi clair que pour devenir roi de la vague, ben il faut bien apprendre un jour. Il y a peut-être une part d'inné, mais tout le monde doit passer par la case débutant. Du coup, quand la plage est bondée et l'océan peuplé par des dizaines de pseudos surfeurs, un énorme effort d'esquive doit être maintenu afin de sauver sa vie. Personnellement, j'ai bien failli y laisser ma peau, quand une australienne se tenant pour la première fois fièrement debout sur sa planche ne m'a aperçue qu'au dernier moment, et à directement envoyé sa planche dans mes cervicales. 'Ooh, I am sooo sorry ! Are you okay ??' 'Yesse. I ame. (Now go away ou je vais te faire bouffer ta planche)'.
Conclusion et conséquences:
Donc, après 2h de 'surf', j'ai réussi à me tenir debout sur une planche, et effectivement rider une vague, deux fois !! Messieurs dames applaudissez, c'est de l'ordre du miracle ! J'ai aussi hérité de 14 bleus sur mes jambes et bras! J'ai encore des courbatures aujourd'hui (après 4 jours), à tel point que même couper du pain me fait mal ! Et enfin, je n'ai qu'une envie, c'est d'y retourner :)
dimanche 3 octobre 2010
Awesomeness!
Oui, je sais, ça fait plus d'un mois que je n'ai pas visité ce blog. Mais, j'ai un alibi ! On peut dire que la vie s'est carrément accélérée ici-bas ces dernières semaines. Heureusement, le mid-semester break m'a permis de soufler un peu, voire beaucoup !
Je me suis donc accordée une belle semaine de vacances. Avec un petit groupe d'étudiant(e)s internationaux, on a embarqué samedi dernier pour Adelaide, capitale de la South Australia. La première épreuve fut les 3h de retard de notre avion, et l'attente dans le minuscule aéroport domestique de Melbourne... En même temps, quand tu choisis une compagnie aérienne qui s'appelle Tiger Airways, qui oblige ses hotesse et stewards a porter une chemise jaune, et que tu payes ton billet 30$, faut pas s'étonner. Et puis Tiger est réputé pour annuler des vols le jour J, donc on s'est estimé heureux au final. 1h30 de vol plus tard, on arrive à Adelaide. Nous, on s'était dit 'Ouuuais, c'est LA capitale de la South Australia, qui est une super grande région, etc. Ca doit ressembler à Melbourne et Sydney!' Et ben, on s'est bien planté. Le centre ville est bien petit, et bien sans gros buildings comme on avait l'habitude de voir. Et puis, c'était complètement désert. Pas un chat. Pas un australien bourré dans les rues. On a vité percuté qu'on est Samedi 25 Septembre; qu'il est 14h, et qu'aujourd'hui, c'est LA finale nationale du footy (Football australien). Ici le footy, c'est pas comme le football ou le rugby ou autre en France. C'est LE sport national, pas d'équivalence nulle part. Du coup, forcément tout le monde est a la maison avec des potes, ou dans un pub avec une bière. Pas nous. Faut dire qu'on est pas trop branché footy. On doit meme demander quelles sont les deux équipes en finale, mais discrètement, on n'a pas envie de se faire lyncher pour offense à la culture australienne... Au final, aucune de deux équipes ne remporte la finale. Egalité. Pour le coup, on est surpris: ils connaissent pas le temps additionnel ici ??! Non, ils préfèrent rajouter du suspense, et jouer une deuxième finale le samedi suivant ! Le soir, on attrape un tram pour aller passer la soirée, dans THE endroit branché de Adelaide: la plage de Glebelg. Ouais, je sais, le nom ça donne pas vraiment envie, mais l'endroit est sympa. On engouffre une énorme glace, se balade sur la plage, observe les étoiles.

Le lendemain, c'est le départ pour Alice Springs, via le GHAN !! Le Ghan, c'est un train mythique qui traverse l'Australie du Nord au Sud, de Darwin à Adelaide, avec une seule pause Alice Springs. Pour que vous aillez une idée, il faut 26h pour aller d'Adelaide a Alice avec ce train, qui voyage a une moyenne de 85km/h. C'est dans ce genre de situation que l'on se rend compte que l'Europe c'est vraiment tout petit. J'avoue qu'au départ, on s'était dit que 26h sans arrêts, c'est quand même super long, et qu'on aurait du mal à tenir en place. Du coup, j'avais prévu le coup: jeux de carte, cartes postales à écrire, bouquin, i-pod (sans écouteurs --'). Mais c'était sans compter sur le fait que je partais avec 5 autres personnes, dont 4 nanas les unes plus tarées que les autres, et surtout sans compter sur le fait qu'on allait faire plein de rencontres ! On a rapidement percuté qu'on allait pas s'ennuyer. On a d'abord rencontré deux australiens fort sympathiques, et avec la tchatche ! Mais, on a surtout rencontré nos 'counterpart'. Nous étions 5 filles en échange à Melbourne, elles étaient 5 filles en échange à Sydney. Elles avaient une hispanophone d'Amérique Latine, nous avions une hispanophone d'Amérique Latine. Nous avions une asiatique, elles avaient une asiatique. Elles avaient une française, nous avions, ben moi ^^. Elles avaient 2 autres européennes, nous avions deux autres européennes. Ensuite, elles allaient à Alice Springs, pour 5 jours, dont 3 jours de tour organisé dans le désert. Comme nous. Mieux, nous étions dans le même vol de retour vers Melbourne. Encore mieux, dans des sièges parfaitement à côté. Ensuite, on poussant la conversation un peu plus loin, on s'est rendu compte qu'encore une fois, le monde est petit. Deux d'entre elles restaient à Melbourne pour quelques jours. Elles dormaient chez un ami. Or, cet ami est à dans la université que moi, c'est le coloc de très bons amis à moi, et bien sur je le connais. Puis, je parle avec la française, lui dis que je suis a Sciences Po à Toulouse. Et on se découvre des connaissances communes à l'IEP qu'elle a visité l'année dernière, dans lequel elle à même assisté à notre cher cours de Religion et Société. On se dit que décidément, ça fait beaucoup d'un coup. Les rencontres c'est une chose, mais ce train permet aussi d'en prendre plein les yeux. Si la première journée, le paysage n'est pas si différent de l'Europe (même si très plat !!), au réveil le lendemain matin, on ouvre les yeux sur un désert de sable rouge, et il devient dur d'en détacher le regard !
26H plus tard, on arrive à ALICE SPRINGS, ville mythique par son isolation, au beau milieu de l'Australie. Alice ne ressemble en rien aux autres villes australiennes. Il faut au moins 30° toute l'année, 50° en été, 35° quand nous y étions. C'est une petite ville, pas de buildings, pas de périph. A vrai dire seulement 4 routes pour la quitter. L'ambiance y est toute aussi différente. Les souriants australiens sont bien loin. Il y a une certaine tension. Un bon nombre d'aborigènes ont fait le choix de vivre en ville, mais se heurtent généralement à précarité et pauvreté, et se réfugient dans l'alcool. Ensuite, tout est cher. Etant la seule ville à des kilomètres, ils peuvent se le permettre. Mais payer 5$ pour un café, ça fait toujours chier.
A côté de cela, il y a notre auberge de jeunesse. Et la c'est le paradis ! Accueil génial, chambre plus que correcte, douches et cuisine propres, piscine, écrans avec projection de films toute la journée et le soir (dont un au dessus de la piscine), décoration plus qu'originale, repas à 5$, musique live les soirs. On réalise vite qu'en fait notre auberge, c'est aussi THE place to go out at night in Alice !
Mardi, 5.30 du matin, début du tour ! Comme cet article commence sérieusement à être long, je vais résumer les trois jours d'un coup: INCROYABLE ! Des paysages magnifiques, un groupe génial, un guide plus que cool. Au programme, Uluru bien sur, Kings Canyon, balade en chameaux, nuits à la belle étoile, baignade dans des piscines naturelles, randonnées sous le soleil écrasant, levé et couché du soleil sur Uluru, the Olgas, culture aborigène, etc..
Jeudi soir, retour à l'auberge. Soirée arrosée avec tous le groupe.

Le vendredi, entre deux plongeons dans la piscine, on a décidé d'aller s'essayer au Didgeridoo, instrument de musique aborigène. On peut pas dire qu'on a été très douées.. Le soir, repas avec nos counterparts à l'auberge, diffusion du film de Luc Besson, Angel-A sur les écrans !
Samedi midi, départ et retour à la vie de Melbourne.
Best week ever :)
Inscription à :
Articles (Atom)


